Des parlementaires LREM prennent la défense des Qataris après un mondial d'athlétisme chaotique

Des parlementaires LREM prennent la défense des Qataris après un mondial d'athlétisme chaotique© KIRILL KUDRYAVTSEV / Source: AP
La cubaine Adriana Rodriguez aux championnats du monde de Doha, le 5 octobre 2019. (image d'illustration)

Malgré des soupçons de dopage, de corruption, et un mondial difficile pour les athlètes en raison de la chaleur, des parlementaires LREM sont montés au créneau pour défendre le mondial d'athlétisme qui s'est tenu au Qatar en septembre.

Dans une tribune publiée dans Le Point le 8 octobre, des députés LREM sont revenus sur les récents mondiaux d'athlétisme au Qatar et ont fait l'éloge de l'organisation de la compétition par les Qataris. Les deux premiers signataires – les députés LREM Bertrand Sorre et Julien Borowczyk – sont membres du groupe d'amitié franco-qatari à l'Assemblée Nationale, tandis que le troisième signataire, Gregory Galbadon, travaille pour LREM dans le cadre des Jeux olympiques de 2024.

[Cette compétition] doit être un moment de fête, et non une nouvelle guerre à front ouvert

Dans cette tribune, intitulée «Les Mondiaux d'athlétisme, fin septembre à Doha, sont loin d'avoir été un fiasco. Cessons les débats stériles et laissons une chance au Qatar», les membres de LREM ont vanté les réponses apportées par l'organisation qatarie face à la chaleur, en particulier les «dispositifs de climatisation et de recyclage de l'air […] afin de réduire la température lors des épreuves». 

Pour les signataires de cette tribune, le Qatar est un parangon de vertu. Ainsi, «le Qatar fera don des 170 000 à 200 000 sièges modulaires aux pays ayant besoin d'infrastructures sportives après la manifestation», contribuant, selon eux, «au développement sportif mondial». Les parlementaires ont également défendu l'attribution de la coupe du monde en décembre 2022 au Qatar, considérant «qu'il y fera 20 degrés». Selon eux, cette compétition «doit être un moment de fête, et non une nouvelle guerre à front ouvert», dans une région «depuis trop longtemps dans la tourmente».

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Des athlètes dans la tourmente

Pour autant, les athlètes ont dû faire face à des conditions climatiques difficiles pour l'organisme alors que leurs corps ont été poussés aux limites de leurs capacités. Durant ces mondiaux, la température a en effet atteint une moyenne de 40 degrés le jour, de 30 degrés la nuit, avec un taux d'humidité moyen de 72 %. Furieux, le marcheur français Yohann Diniz avait dénoncé des «conditions [de compétition] dantesques», estimant que l'on prend «pour des cons» les athlètes étant obligés de courir «dans une fournaise pas possible».

Des soupçons de dopage ont également été recensés durant ce mondial qatari, avec la chute de l'entraîneur de coureurs de fonds Alberto Salazar, qui aurait organisé un trafic de testostérones. Des soupçons de corruption continuent aussi d'entacher les mondiaux d'athlétisme. L'ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), Lamine Diack est accusé de «corruption» et de «blanchiment d'argent» dans le cadre versements troubles d'argent à la société de son fils.

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Des liens forts entre Emmanuel Macron et le Qatar

Le président de la République entretient depuis longtemps des liens d'amitié et d'affaires avec le Qatar. Le 7 décembre 2017, Emmanuel Macron avait signé des contrats de plusieurs milliards d'euros, dont 5,5 milliards portant sur la livraison de 50 Airbus A321 et de 12 avions de chasse Rafale. Une coopération dans la lutte contre le terrorisme avait également été annoncée.

En juillet 2018, c'est l'émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, qui avait fait le déplacement en France dans un contexte de tensions avec l'Arabie saoudite. Le président de la République et l'émir avaient discuté des relations et de la coopération bilatérale ainsi que, selon l'Elysée, de la diversification des financements qataris en France.

Enfin, le président de la République a eu un nouvel échange, lors d'un déjeuner de travail, avec l'émir du Qatar à l'Elysée le 19 septembre. Les deux dirigeants ont alors abordé l'attaque de drones contre des installations pétrolières saoudiennes dont les Occidentaux et Riyad accusent Téhéran d'être responsable.

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