Tourcoing : une ancienne candidate EELV accusée de comparer l’interdiction du burkini à l’Holocauste

Tourcoing : une ancienne candidate EELV accusée de comparer l’interdiction du burkini à l’Holocauste© Jean-Christophe MAGNENET Source: AFP
Une femme porte un burkini le 26 août 2016 sur la plage de Carras, à Nice (image d'illustration).

En réponse à un sondage du Figaro qui évoquait l’interdiction du burkini dans les piscines municipales, Zakia Meziani a proposé un autre sondage : «Faut-il une loi pour exterminer les femmes musulmanes "voilées" de France ? (Solution finale)».

Zakia Meziani, ancienne candidate Europe écologie – Les Verts (EELV) aux élections cantonales en 2015, est la cible d’une salve de critiques après une publication Facebook polémique, rapporte La Voix du Nord.

Alors qu’elle fustigeait, le 27 juin, un sondage du Figaro interrogeant sur la nécessité ou non d’instaurer une loi interdisant le burkini dans les piscines municipales – après la polémique suscitée par l'action coup de poing de Grenoble –, la présidente de l’association tourquennoise «Identité plurielle» qui se revendique «féministe» et «antiraciste» a établi un parallèle avec l'extermination des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale : «Sinon, pour en finir et arrêter de tourner autour du pot : 1) Faut-il une loi pour réouvrir [le camp de concentration de] Dachau et y interner les femmes musulmanes "voilées" de France ? 2) Faut-il une loi pour exterminer les femmes musulmanes "voilées" de France ? [Solution finale].»

Tounès Rahim, une conseillère municipale d’EELV de Roubaix, aurait exprimé son adhésion aux propos de Zakia Meziani, selon la même source : «On va bientôt arriver à ça», aurait-elle écrit.

Dans le même temps, ce parallèle douteux a provoqué une vague d’indignation parmi de nombreux internautes. Sur la page de l’association, qui a également partagé le «contre sondage», Guy Fournier, ancien président de la Ligue des Droits de l’Homme de Tourcoing a déploré un «raccourci bien navrant». Assumant ses propos, Zakia Meziani a alors rétorqué : «Ces femmes voilées à qui on interdit d’étudier, travailler, de s’amuser, accompagner même leurs gamins dans les sorties scolaires etc., que l’on a tué socialement et malgré tout cela ne suffit pas, leur vue même insupporte, eh bien il faut aller au bout de cette logique éradicatrice. Ça fait mal de se voir dans ce miroir "raccourci", mais ça ne reste rien à côté du vécu de ces femmes.»

L’association n’en est pas à sa première controverse : le 5 mai dernier, l’association avait affirmé sur Facebook que le «terrorisme patriarcal» était «plus meurtrier» que le terrorisme en France depuis 2000 et déploré par la même occasion que le fait que ce phénomène choquait «le moins», l’opinion.

Lire aussi : Burkini dans les piscines publiques : après Grenoble, Villeurbanne ?

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