Condamnation de Maria Boutina par les Etats-Unis : une décision «arbitraire», selon Vladimir Poutine

Condamnation de Maria Boutina par les Etats-Unis : une décision «arbitraire», selon Vladimir Poutine© Alexey NIKOLSKY / Sputnik Source: AFP
Le président russe Vladimir Poutine.

Le président russe Vladimir Poutine a fermement critiqué la condamnation à 18 mois de prison de Maria Boutina aux Etats-Unis, soutenant que la jeune femme n'avait commis aucun crime et que Washington tentait simplement de «sauver la face».

«Les Etats-Unis essaient juste de sauver la face. Il ne peuvent l'accuser de rien, mais pour éviter d'être ridicules, ils ont décidé de la condamner à 18 mois de prison» : en marge du Forum de la Ceinture et de la Route à Pékin le 27 avril, le président russe Vladimir Poutine est revenu sur la récente condamnation de la citoyenne russe Maria Boutina, accusée par la justice américaine d'être l'«agent» d'un gouvernement étranger.

«C'est en effet de l'arbitraire. On ne comprend pas pourquoi elle a été condamnée», a ajouté Vladimir Poutine, cité par l'AFP.

Accusée d'avoir cherché à promouvoir les intérêts de la Russie en infiltrant, par son engagement actif dans le milieu pro-armes et notamment au sein de la puissante National Rifle Association (NRA), de hauts cercles du pouvoir américain dans la frange conservatrice, la citoyenne russe Maria Boutina a été condamnée le 26 avril à 18 mois d'emprisonnement aux Etats-Unis. 

Agée de 29 ans, Maria Boutina a été arrêtée à Washington le 15 juillet dernier, à la veille de la rencontre à Helsinki entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Militante pour le droit au port d'arme, la jeune femme a été accusée de «conspiration» et de tentative d'influencer en secret des organisations américaines au profit de Moscou, «en tant qu'agent d'un responsable d'un gouvernement étranger». Les enquêteurs lui reprochaient de s'être livrée à ces activités sans s'être dûment enregistrée comme agent étranger auprès du département américain de la Justice, comme l'exige une loi datant de 1938, la Foreign Agent Registration Act (FARA).

L'avocat de la jeune femme, Robert Driscoll, avait pointé du doigt le rôle délétère des médias, qui la présentaient, selon lui, comme une espionne, alors que son affaire relevait plus d'une «faute d’enregistrement que de l’espionnage». En pleine hystérie sur une prétendue collusion russe – que le rapport Mueller a depuis démentie – le ministère russe des Affaires étrangères avait pour sa part jugé que le FBI semblait «obéir à un ordre politique».

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