Syrie, Libye, Yémen : des internautes parodient le «10yearchallenge» (PHOTOS)

Syrie, Libye, Yémen : des internautes parodient le «10yearchallenge» (PHOTOS)© Khaled al-Hariri Source: Reuters
La Grande mosquée des Omeyyades à Damas, en septembre 2009.

Le 10yearchallenge, lancé il y a plusieurs mois, est devenu viral sur les réseaux sociaux. Le principe ? Poster une photo de soi d'il y a 10 ans et la comparer avec celle d'aujourd'hui. Des internautes ont décidé de l'appliquer à des pays en guerre.

Poster une photo de soi en 2009 et 2019 : c'est le principe du «10yearchallenge», un défi lancé sur Twitter et Facebook il y a plusieurs mois. Devenu viral, le principe a été détourné par nombre d'internautes qui partagent des photos... de villes, qui, en dix ans, ont notamment connu la guerre.

Alors que la guerre en Syrie a débuté en 2011, un internaute a posté une photographie comparant l'état de la Grande Mosquée des Omeyades de Damas en 2009 et 2019.

De la même manière, un autre internaute a comparé une vue de la Libye en 2009 et 2019, un pays ravagé par la guerre depuis 2011.

Le Yémen, touché par un conflit depuis 2015 qui persiste encore aujourd'hui, a également vu sa capitale dévastée. Un internaute a mis en parallèle deux clichés de Sanaa pris à dix ans d'écart.

De nombreux internautes se sont également saisis de ce défi virtuel pour poster des photos alarmistes sur le changement climatique, comparant notamment l'évolution de certains glaciers sur les dix dernières années. Si le climat est un sujet d'inquiétude croissant, quelques-unes des photos partagées n'ont pour autant rien à voir entre elles, comme l'a démontré le site de Radio-Canada

Une initiative de Facebook pour aider le réseau social à affiner ses algorithmes ?

Certains experts et journalistes, à l'instar de Kate O'Neill, du magazine américain Wired, citée par Courrier international, se sont inquiétés de la base de données que serait en train de se constituer Facebook grâce à ce défi à succès. Pour appuyer sa préoccupation, la journaliste rappelle notamment l'affaire de Cambridge Analytica : «Nous avons vu tellement d’exemples de jeux en ligne et de phénomènes viraux utilisés dans le but d’extraire et de collecter des données ces dernières années. Souvenez-vous juste de l’extraction en masse de données de 70 millions d’utilisateurs américains de Facebook utilisées par Cambridge Analytica.» 

Lire aussi : Interdit d'interdire : Twitter rend-il fou ?

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