Syrie : après le retrait kurde, la police militaire russe patrouille dans les environs de Manbij

Syrie : après le retrait kurde, la police militaire russe patrouille dans les environs de Manbij © Ministère russe de la défense
Capture d'écran d'une vidéo sur le déploiement de la police militaire russe dans la région de la ville syrienne de Manbij, le 8 janvier 2019.

En soutien à l’armée syrienne, la police militaire russe a débuté des opérations de sécurisation des environs de Manbij, initialement sous contrôle de combattants kurdes. Ceux-ci avaient requis l'aide de Damas, après l'annonce du retrait américain.

La police militaire russe a commencé à patrouiller ce 8 janvier dans les environs de la ville de Manbij, dans le gouvernorat d’Alep en Syrie. Une vidéo publiée par le ministère russe de la Défense montre les habitants de la région en train d'accueillir une colonne de véhicules blindés de type Tigr. On peut en outre y voir des policiers militaires, en tenue de combat, recevoir les instructions relatives à leurs missions.

«Aujourd'hui, des patrouilles russes ont commencé à patrouiller à Manbij et ses environs. La tâche consiste à assurer la sécurité dans la zone et à contrôler les positions et les agissements des groupes armés», a déclaré à la presse le porte-parole de la police militaire russe, Yousoup Mamatov.

Syrie : après le retrait kurde, la police militaire russe patrouille dans les environs de Manbij © Ministère russe de la Défense
Capture d'écran d'une vidéo sur le déploiement de la police militaire russe dans la région de la ville syrienne de Manbij, le 8 janvier 2019.

Ce déploiement, en soutien à l’armée syrienne, est une conséquence de la décision de Washington de procéder à un retrait progressif de ses forces armées dans le pays. A la suite de cela, le 28 décembre, les Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde de Syrie, avaient «invité» le gouvernement syrien à revenir dans les régions d'où les troupes des Etats-Unis se sont retirées, et en particulier aux abords de Manbij. Partant, l'armée syrienne a été déployée dans la ville et, début janvier, celle-ci a annoncé le retrait de «près de 400 combattants kurdes» de la région.

Les YPG, dont se compose majoritairement la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), redoutent une «invasion turque» et se sont donc résolues à renouer avec Damas pour obtenir son aide. Ankara n'avait pas fait mystère de ses intentions après le retrait américain, laissant entendre qu'une «opération anti-terroriste» qui viserait les YPG était en préparation autour de la ville.

Lire aussi : L'armée syrienne annonce le retrait de quelque 400 combattants kurdes de Manbij

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