«Porte-drapeau d'une société ouverte»: George Soros nommé personnalité de l'année du Financial Times

«Porte-drapeau d'une société ouverte»: George Soros nommé personnalité de l'année du Financial Times© BERNADETT SZABO Source: Reuters
Un homme déchire un panneau du gouvernement hongrois dénonçant les activités de George Soros, le 5 octobre 2018 à Budapest.

Pour les «valeurs qu'il représente», le milliardaire George Soros a été nommé personnalité de l'année par le Financial Times. Le quotidien soutient la vision d'une société ouverte qu'il défend contre les «régimes autoritaires et populistes».

Avant la toujours très attendue nomination de la personnalité de l'année par le Time Magazine, c'est le quotidien britannique Financial Times qui s'est essayé à l'exercice, le 19 décembre. L'heureux lauréat se trouve être le controversé milliardaire américano-hongrois George Soros, que le quotidien précise avoir choisi pour «les valeurs qu'il représente», et pas seulement pour ses seules réussites sur l'année.

«Il est le porte-drapeau de la démocratie libérale et d'une société ouverte», s'enthousiasme le Financial Times, qui s'inquiète au même titre que le milliardaire que ces idéologies soient en recul : «Aujourd'hui, [ces idées] sont assiégées de toutes parts, de la Russie de Vladimir Poutine aux Etats-Unis de Donald Trump.»

Porté aux nues par le Financial Times pour son engagement en faveur «d'un monde plus ouvert, de la liberté de la presse et des droits de l'homme», George Soros est vu par le quotidien comme un rempart face aux «régimes autoritaires et populistes», qui «gagnent du terrain en Europe». Dans la bataille qui les opposent, ces derniers n'hésitent d'ailleurs pas à faire de circuler des «théories du complot» selon lesquels le fondateur de l'Open Society soutiendrait l'immigration illégale via son action humanitaire.

Avant de dresser un portrait des plus flatteurs du philanthrope, le quotidien financier se permet toutefois de relever les contradictions perçues dans son action, lui qui a d'un côté fait fortune en spéculant, sans égards pour les conséquences de ses paris, mais qui de l'autre la cède avec un «zèle messianique». «On m'accuse de tout, y compris d'être l'antéchrist», déplore pour sa part George Soros dans les colonnes du quotidien.

Originaire de Hongrie, George Soros est en conflit ouvert avec le Premier ministre Viktor Orban, qui l'accuse d'encourager l'immigration extra-européenne. Aux Etats-Unis, le président Donald Trump a également accusé le milliardaire, grand donateur des démocrates, de financer les manifestants contre la confirmation à la Cour suprême du juge Brett Kavanaugh, puis de financer la caravane de migrants en provenance de Honduras. En tout état de cause, George Soros avait financé en 2017 des associations et un responsable de la Women's March contre Donald Trump

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