Crimée : l'Assemblée de l'ONU adopte une résolution anti-russe malgré une abstention considérable

Crimée : l'Assemblée de l'ONU adopte une résolution anti-russe malgré une abstention considérable© Brendan McDermid Source: Reuters
Assemblée générale des Nations unies à New York le 1er décembre 2018.

L'Assemblée générale des Nations Unies a voté une résolution condamnant, notamment, la présence militaire russe en Crimée. 66 pays ont voté pour cette résolution, 72 Etats se sont abstenus et 19 ont voté contre.

Dans une résolution présentée par l'Ukraine et votée le 17 décembre, l'Assemblée générale des Nations unies a condamné la présence des militaires russes dans la péninsule de Crimée – rattachée à la Russie à l'issue d'un référendum en 2014 – et la «militarisation» des régions côtières des mers Noire et d'Azov. Elle conteste également la construction par la Russie d'un pont reliant la région russe de Krasnodar à la péninsule de Crimée.

Le document a été approuvé par 66 nations de l'Assemblée, tandis que 19 ont voté contre. 72 Etats, en outre, se sont abstenus de voter.

Ce grand nombre d’Etats abstentionnistes a été souligné par Piotr Ilitchiov, Directeur du département des organisations internationales au ministère russe des Affaires étrangères. Selon ce dernier, il témoigne de l'inconsistance du soutien international à cette résolution.

«On a permis à Kiev d'avoir la main sur un grand nombre d’actions, même les plus folles»

«Les 66 nations qui ont voté l'odieuse résolution sur la Crimée, partageront la responsabilité des décisions futures de l'Ukraine si elles mènent à une tragédie», a en outre réagi Konstantin Kossatchev, sénateur et président de la commission des Affaires étrangères de la chambre haute du Parlement russe.   

«Cette résolution n’est pas simplement inutile, même si elle n’est légalement pas contraignante, elle peut avoir des conséquences politiques et militaires», a poursuivi le sénateur, membre du parti présidentiel Russie unie. «En tout état de cause, on a permis à Kiev d'avoir la main sur un grand nombre d’actions, même les plus folles», a-t-il blâmé.

Les 66 nations qui ont voté l'odieuse résolution sur la Crimée partageront la responsabilité des décisions futures de l'Ukraine si elles mènent à une tragédie

Le sénateur a estimé que la présence militaire russe en Crimée – que condamne la résolution – n’est que la réponse de Moscou aux provocations militaires de l’Ukraine et au manque de réactions des puissances étrangères proches de Kiev à celles-ci. «Lorsque les démonstrations militaires autour de la Crimée s'arrêteront, la militarisation cessera immédiatement. Elle n'est qu'une conséquence, non la cause», a estimé Konstantin Kossatchev.

Le gouvernement ukrainien se trouve actuellement dans une situation délicate, alors que les élections présidentielles de la fin mars approchent. En berne dans les sondage, le président sortant Petro Porochenko pourrait être sévèrement battu.

Le 26 novembre, Kiev a annoncé l'introduction de la loi martiale dans ses régions frontalières après une brusque flambée de tension avec la Russie qui a capturé trois navires militaires ukrainiens qu'elle accuse d'avoir pénétré dans les eaux territoriales russes. Le 28 novembre, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que cet incident – l'incident de Kertch – était «clairement une provocation» de Kiev et d'un prétexte pour l'instauration de la loi martiale. 

Lire aussi : Poutine sur l'Ukraine : «La guerre va continuer» tant que les autorités «resteront au pouvoir»

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