Pour Téhéran, le «groupe d’action» américain ne parviendra pas à renverser l'Etat iranien

Pour Téhéran, le «groupe d’action» américain ne parviendra pas à renverser l'Etat iranien© David Mdzinarishvili Source: Reuters
Mohammad Javad Zarif en Géorgie le 18 avril 2018 (image d'illustration).

Après l'annonce par les Etats-Unis de la création d'un groupe d'action pour coordonner la pression sur Téhéran, le chef de la diplomatie iranienne a assuré ce 19 août que cette initiative échouerait. Et rappelé l'ingérence américaine de 1953 en Iran.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a fait savoir ce 19 août que le Groupe d’action récemment créé au sein du département d'Etat américain pour faire pression sur l'Iran, avait pour objectif de renverser l’Etat iranien, mais qu'il échouerait à coup sûr. Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, a en effet nommé le 16 août le conseiller politique Brian Hook au poste de représentant spécial pour l'Iran chargé du Groupe d'action coordonnant la campagne de pression du président américain Donald Trump contre Téhéran.

Mohammad Javad Zarif a écrit dans un tweet : «Il y a 65 ans aujourd'hui, les Etats-Unis ont renversé le gouvernement démocratique populairement élu de [Mohammed] Mossadegh, rétablissant la dictature et assujettissant les Iraniens pour les 25 années suivantes. Maintenant, un "groupe d'action" rêve de faire la même chose par la pression, la désinformation et la démagogie. Plus jamais.»

En 1953, les Etats-Unis ont aidé à renverser le Premier ministre nationaliste librement élu, Mohammed Mossadegh, en rétablissant le pouvoir du Shah, Mohammed Reza Pahlavi. Le Shah a ensuite été renversé par la révolution islamique iranienne en 1979.

Le 7 août, une première salve de sanctions rétablies par les Etats-Unis contre l'Iran est entrée en vigueur, exerçant une pression économique sur Téhéran après le retrait unilatéral de Washington de l'accord sur le programme nucléaire iranien de 2015, signé par Téhéran, Washington, Moscou, Pékin, Paris, Londres et Berlin. Dans un entretien télévisé le même jour, le président iranien, Hassan Rohani, avait accusé Washington de «vouloir lancer une guerre psychologique contre la nation iranienne et provoquer des dissensions [parmi les Iraniens]».

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