Washington annonce la reprise du financement des Casques blancs en Syrie

Washington annonce la reprise du financement des Casques blancs en Syrie© Almer Almohibany Source: AFP
Membre des Casques blancs dans la Ghouta orientale en février 2018

Après avoir annoncé le gel des aides financières aux controversés Casques blancs syriens le mois dernier, la Maison Blanche a finalement décidé de débloquer les 6,6 millions de dollars prévus, réaffirmant son soutien à l'organisation.

Les très controversés Casques blancs syriens continueront à percevoir des aides financières de la part des Etats-Unis : c'est ce qu'a annoncé la Maison Blanche le 14 juin. Le président Donald Trump a en effet donné son accord au déblocage de quelque 6,6 millions de dollars (environ 5,6 millions d'euros) de subventions au groupe dont les actions sont qualifiées, dans le communiqué de presse annonçant la nouvelle, d'«indispensables pour sauver des vies».

Cette annonce a de quoi surprendre. En effet, quelques semaines plus tôt, Washington avait annoncé le gel des fonds d'aide aux Casques blancs. Le financement par le département d'Etat américain de l'association controversée avait été suspendu afin que l'administration américaine puisse procéder à un «examen» – sans autre précision. Ce revirement avait été perçu par de nombreux commentateurs comme un changement d'approche du côté américain vis-à-vis du groupe sur lequel planent de lourds soupçons, notamment quant à sa proximité avec certains terroristes et islamistes.

Dans son communiqué du 14 juin, Washington se montre cependant on ne peut plus clair en assurant «soutenir fermement» l'action des Casques blancs. De fait, la proximité entre l'association et le gouvernement américain est clairement établie. Les aides financières de Washington représentent en effet le tiers du budget total des Casques blancs – qui affirment toutefois être une «ONG neutre, impartiale et humanitaire».

De leur côté, les Etats-Unis s'étaient appuyés le 8 avril sur un témoignage des Casques blancs pour dénoncer une possible attaque chimique des forces syriennes le 7 avril dans la Ghouta orientale, alors ultime poche rebelle aux portes de Damas. L'organisation dénonçait un recours au «gaz de chlore toxique», ce qui avait été immédiatement démenti par les médias publics syriens. 

C'est notamment sur la base de ces témoignages que les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni – qui ont imputé cette supposée attaque à Bachar el-Assad – avaient mené des frappes aériennes sur le territoire syrien le 14 avril dernier.

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