Royaume-Uni : Sergueï Skripal est sorti de l'hôpital de Salisbury

Royaume-Uni : Sergueï Skripal est sorti de l'hôpital de Salisbury© Toby Melville Source: Reuters
Les urgences de l'hôpital de Salisbury, illustration

L'ancien agent double Sergueï Skripal, empoisonné début mars au Royaume-Uni, a quitté l'hôpital de Salisbury. Les autorités médicales sur place se félicitent de la rapide guérison de leur patient et saluent le professionnalisme de leurs équipes.

Les autorités médicales britanniques ont annoncé le 18 mai que l'ancien agent double Sergueï Skripal était sorti de l'hôpital de Salisbury, où il avait été admis le 4 mars après avoir été empoisonné en compagnie de sa fille, Ioulia.

Selon la déclaration d'un porte-parole de la National health society (NHS), l'institution de santé britannique, le traitement a été long et difficile : «Traiter des patients dans un état clinique si difficile, empoisonnés à l'aide d'un agent innervant, nécessite en premier lieu de les stabiliser et de les garder en vie jusqu'à ce que leurs corps puissent produire plus d'enzymes permettant de remplacer celles qui ont été empoisonnées.» 

La directrice de l'hôpital de Salisbury, Cara Charles-Barks, s'est félicitée de cette nouvelle : «C'est une formidable nouvelle que Sergueï Skripal soit en assez bonne santé pour quitter l'hôpital de Salisbury.» Et de se réjouir : «Si les Skripal ont pu nous quitter si rapidement après être entrés en contact avec cet agent innervant, c'est grâce au travail acharné, au talent et professionnalisme de nos équipes médicales.»

L'infirmière en chef de l'hôpital a rappelé que Sergueï Skripal se trouvait «à un stade crucial de la guérison» et que «cette étape aur[ait] lieu hors de l'hôpital.»

Moscou, qui clame son innocence depuis le début de cette affaire, estime que sa version des faits se trouve renforcée par les déclarations du laboratoire britannique ayant analysé la substance utilisée. Ce dernier l'a identifiée comme étant un «novitchok», un agent innervant de type militaire développé par l'URSS, mais a reconnu ne pas avoir de preuves qu'il proviendrait de Russie – alors même que le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, avait assuré quelques jours plus tôt que le laboratoire lui avait confirmé l'origine russe de la substance.

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