Le Conseil de sécurité de l'ONU adopte à l'unanimité une résolution sur un cessez-le-feu en Syrie

Le Conseil de sécurité de l'ONU adopte  à l'unanimité une résolution sur un cessez-le-feu en Syrie© Don EMMERT Source: AFP
Le Conseil de sécurité de l'ONU le 24 février 2018 à New York

Le Conseil de sécurité des Nations Unies «réclame» à l'unanimité le 24 février un cessez-le-feu en Syrie pour au moins 30 jours consécutifs. A la demande de Moscou, le Conseil se réunira de nouveau dans 15 jours pour s'assurer du respect de la trêve.

Maintes fois amendée, la résolution adoptée ce 24 février à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU, «réclame que toutes les parties cessent les hostilités sans délai pour au moins 30 jours consécutifs en Syrie en vue d'une pause humanitaire durable». 

L'objectif du texte est de permettre «la livraison régulière d'aide humanitaire, de services et l'évacuation médicale des malades et blessés les plus graves».

Des exclusions au cessez-le-feu pour les combats contre les groupes djihadistes Etat islamique (EI) et Al-Qaïda sont prévues. A la demande de Moscou, ces exclusions comprennent également «d'autres individus, groupes, entités, associés à Al-Qaïda et l'EI, ainsi que d'autres groupes terroristes désignés par le Conseil de sécurité.»

Prévu initialement le 23 février, le vote a été repoussé au lendemain en raison de l'intensité des négociations entre les 15 membres du Conseil de Sécurité à son sujet, la délégation russe, en particulier, exigeant des amendements au document initial proposé par le Koweït et la Suède.

La Russie avait reproché au texte initial d'être «utopique», ne permettant aucunement, selon elle, de s'assurer que les milices antigouvernementales contrôlant la Ghouta orientale observeraient le cessez-le-feu. Le texte désormais adopté prévoit, à l'inverse, à la demande de la délégation russe, une réunion du Conseil dans quinze jours pour contrôler l'application du cessez-le-feu.

Moscou avait également fait valoir le 22 février que l'objectif réel du projet de résolution initial soutenu par les Occidentaux était de blâmer le gouvernement syrien pour l'escalade des affrontements dans la Ghouta orientale afin de préparer le terrain, potentiellement, à un changement de régime. 

Escalade des violences à la Ghouta orientale : les groupes rebelles refusent toute évacuation des civils

Les combats se sont intensifiés ces derniers jours à la Ghouta, entre l'armée régulière syrienne et les groupes islamistes. Parmi eux : le Fatah al-Cham (alias Front al-Nosra), la Faylaq al-Rahmane («Légion du Tout miséricordieux), l'Armée de l'islam et le groupe rebelle salafiste Ahrar al-Cham al-Islamyya.

Si le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait proposé aux groupes armés rebelles un plan d'évacuation des civils et des combattants de la Ghouta orientale, ces derniers l'ont catégoriquement rejeté le 23 février.

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