«Une énième initiative agressive» : Moscou prévoit des représailles à la mesure anti-RT de Twitter

«Une énième initiative agressive» : Moscou prévoit des représailles à la mesure anti-RT de Twitter
Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, photo ©Mikhail Voskresenskiy / Sputnik

La décision d'interdire à deux médias russes, RT et Sputnik, l'accès à la promotion de leurs contenus sur Twitter, est une violation des normes internationales de la liberté de la presse, selon la porte-parole de la diplomatie russe.

Twitter a décidé ce 26 octobre d'interdire à RT et Sputnik, ainsi qu'à tous les comptes Twitter associés, l'accès à des campagnes de promotion de contenus, comme cela est largement proposé aux autres médias. Le ministère russe des Affaires étrangères a condamné cette forme de censure, qui prend appui sur le discutable rapport du renseignement américain de janvier 2017. «Nous considérons que c'est une énième initiative agressive visant à bloquer l'activité de la chaîne russe RT», a déploré ce même jour sa porte-parole, Maria Zakharova. 

Et d'ajouter que c'était là le résultat de la pression exercée sur les réseaux sociaux, conjointement par l'establishment et les services de sécurité américains. «Des mesures de représailles devront suivre», a-t-elle en outre déclaré, constatant que des sociétés privées telles que Facebook et Twitter s'étaient pliées aux exigences de la commission d’enquête du Sénat américain sur la Russie. D'après Maria Zakharova, les «tenants du pouvoir» s'attaquent bel et bien aux médias dont la ligne éditoriale ne correspond pas à leurs standards.

«Fascisme mainstream» pour un ancien secrétaire d'Etat à la Défense allemand

Interrogé par RT ce même 26 octobre, l'ancien secrétaire d'Etat à la Défense et député allemand Willy Wimmer, a lui aussi été indigné par l'initiative de Twitter, la qualifiant d'«ultime plaisanterie». «Quand vous regardez les sœurs jumelles CNN et la BBC, vous pouvez constater, heure après heure, que cette "histoire russe" procède de deux objectifs : celui de certains des républicains qui ne voulaient pas avoir comme candidat à la présidence [américaine] Donald Trump», analyse-t-il, faisant remarquer que l'enquête sur la supposée ingérence russe est indissociable de la contestation de l'élection du magnat de l'immobilier new-yorkais.

Et l'ancien responsable allemand de poursuivre : «Cet objectif a été repris par les démocrates, afin de remuer la boue et de discréditer [Donald Trump]». «Nous vivons, en Occident, dans une ère de fascisme mainstream, et ce, dans tous les secteurs de la société», déplore-t-il encore. «Nous devons regarder du côté de RT et de Sputnik, afin de continuer à profiter de la liberté de la presse et d'expression [...] dont nous jouissions naguère dans les médias occidentaux», conclut Willy Wimmer.

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