Coup d'Etat manqué en Turquie : 57 arrestations dans une opération contre la bourse d'Istanbul

- Avec AFP

Coup d'Etat manqué en Turquie : 57 arrestations dans une opération contre la bourse d'Istanbul© Murad Sezer Source: Reuters
La bourse d'Istanbul

Les purges consécutives à la tentative de coup d'Etat manqué en Turquie se poursuivent : le monde de la finance est cette fois visé par Ankara. Au total, plus de 150 000 personnes ont déjà été touchées par ces mesures.

Les autorités turques ont interpellé, tôt le 12 mai, 57 personnes soupçonnées d'être liées au putsch manqué de l'été dernier, dans une opération contre la bourse d'Istanbul, a rapporté l'agence progouvernementale Anadolu. Les arrestations ont eu lieu dans six provinces différentes, une centaine de mandats d'arrêts ayant été émis, a ajouté Anadolu qui précisait que les opérations se poursuivaient dans la matinée.

Les autorités soupçonnent ces personnes d'être liées au réseau du prédicateur islamiste Fethullah Gülen, à qui Ankara impute la tentative de coup d'Etat du 15 juillet. L'intéressé, installé aux Etats-Unis, dément fermement les accusations.

Le quotidien Habertürk précise sur son site que les personnes interpellées le 12 mai sont d'anciens employés de la bourse d'Istanbul soupçonnés d'avoir eu recours à une application de messagerie cryptée, Bylock, qui était, selon les autorités turques, l'outil de communication des putschistes. Ils sont également accusés, selon Habertürk, d'avoir réalisé des transactions au profit de la Bank Asya, une banque proche de Fethullah Gülen qui a perdu sa licence après le coup d'Etat avorté.

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Depuis le putsch manqué, plus de 47 000 personnes, notamment des policiers, des magistrats et des enseignants, ont été incarcérées et plus de 100 000 limogées ou suspendues. Ces mesures ont suscité l'inquiétude d'ONG et de pays européens qui dénoncent une répression tous azimuts visant notamment les milieux prokurdes et les médias d'opposition. Les autorités turques, elles, affirment que les purges sont nécessaires pour nettoyer les institutions d'éléments factieux.

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