L'armée russe affirme avoir cessé de bombarder les «zones de désescalade» en Syrie dès le 1er mai

- Avec AFP

L'armée russe affirme avoir cessé de bombarder les «zones de désescalade» en Syrie dès le 1er mai
Avions de chasses russes sur la base de Hmeymim en Syrie en juin 2016, illustration ©REUTERS/Vadim Savitsky/ministère de la Défense russe
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L'armée russe a annoncé avoir totalement cessé ses bombardements depuis le 1er mai là où se trouvent les futures «zones de désescalade», qui doivent être instaurées d'ici début juin 2017, dans plusieurs régions de Syrie.

«Depuis le 1er mai à minuit, l'aviation de l'armée russe a cessé d'opérer dans les zones de désescalade définies par le mémorandum», signé le 4 mai 2017 par la Russie, l'Iran et la Turquie à Astana, a précisé le général Sergueï Roudskoï de l'état-major russe lors d'une conférence de presse. Ce dernier a précisé que «dans les zones de désescalade, les forces gouvernementales et les groupes armés de l'opposition qui sont partie prenante ou qui rejoindront le cessez-le-feu initié par la Russie et la Turquie le 30 décembre 2016, devront cesser d'utiliser tout type d'armes y compris l'aviation».

Calendrier précis

Selon le plan signé à Astana, ces zones seront instaurées dans huit provinces syriennes où se trouvent des djihadistes luttant contre Damas. Dans deux semaines, soit le 18 mai 2017, sera formé un «groupe de travail commun». Celui-ci établira avant le 4 juin, les cartes de ces zones, ainsi que des «zones de sécurité» attenantes.

Dans le même temps, les garants du plan d'Astana devraient distinguer les groupes armés de l'opposition des groupes terroristes qui sont, selon le document : Daesh, le Fateh al-Cham (anciennement Front al-Nosra, ex-branche syrienne d'al-Qaïda), ainsi que tous les groupes, entités et individus qui leur sont affiliés.

La province d'Idleb (Nord-Ouest de la Syrie), contrôlée par une coalition de «rebelles» islamistes et de djihadistes (dont le Fateh al-Cham), sera également concernée.

Les Occidentaux spectateurs

Les avions de la coalition internationale menée par les Etats-Unis ne pourront pas opérer dans ces zones, avait précisé un peu plus tôt un haut diplomate russe. Et d'ajouter : «Dans ces zones l'accès humanitaire devra être assuré, ainsi que l'acheminement de l'aide médicale, la remise en état des infrastructures, notamment l'eau et l’électricité. Le retour volontaire des réfugiés et des déplacés devra être facilité.»

Bien que le négociateur russe Alexandre Lavrentiev ait rappelé que Moscou était prêt à reprendre sa collaboration militaire avec les Etats-Unis, Washington, ainsi que la coalition occidentale, reste pour l'heure à l'écart du processus de pacification. «Les Américains continuent d'ignorer nos efforts», a ainsi déploré le diplomate russe. La veille, Vladimir Poutine et Donald Trump s’étaient entretenus par téléphone. Et convenus de la nécessité d'une plus grande coopération. D'après la Maison Blanche, les deux présidents avaient également évoqué la mise en place de ces zones de désescalade en Syrie.

Lire aussi : Astana : signature d’un mémorandum sur la création des zones de «désescalade» en Syrie

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