Anis Amri : l'Allemagne aurait envisagé de décorer les deux policiers italiens, avant d'y renoncer

Anis Amri : l'Allemagne aurait envisagé de décorer les deux policiers italiens, avant d'y renoncer
Anis Amri a été abattu par la police italienne le 23 décembre 2016, photo ©DANIELE BENNATI / AFP

Le gouvernement allemand aurait envisagé d'honorer les deux policiers italiens qui ont abattu l'auteur du carnage du marché de Noël à Berlin. Problème : les profils sociaux des deux fonctionnaires sont truffés de références au fascisme et au nazisme.

Le gouvernement allemand aurait envisagé d'attribuer la «Bundesverdienstkreuz», littéralement, la croix fédérale du mérite» aux deux policiers qui ont abattu dans la nuit du 22 au 23 décembre 2016 l'auteur de l'attaque au camion-bélier de Berlin quelques jours plus tôt. Mais, selon le quotidien britannique The Guardian, l'Allemagne y aurait renoncé après avoir appris que les deux fonctionnaires, Luca Scatà et Cristian Movio, avaient publié de nombreux posts à connotation fasciste.

Les deux policiers avaient pourtant été célébrés en héros non seulement en Italie mais aussi à l'international, mais dans la foulée les internautes comme la presse italienne s'étaient penchés sur leurs profils sur les réseaux sociaux.

En 2015, l'un des deux héros, Luca Scatà, postait ainsi sur instagram une photo où il exécute un salut nazi, accompagné du hashtag #romanosaluto, le salut courant sous l'Empire romain, repris par Benito Mussolini comme référence à un glorieux passé de l'Italie.

En 2014, l'autre fonctionnaire de police, Cristian Movio, blessé à l'épaule lors d'une fusillade, publiait un post figurant une bouteille de Coca-Cola au nom d'«Adolf» et un portrait d'Hitler avec la légende : «Merci, mec».

Les deux officiers ont en commun d'avoir relayé des articles du site Tuttiicriminidegliimmigrati, lequel tient la liste des crimes et délits attribués aux immigrés.

Le maire de la ville ou réside Luca Scatà a pris sa défense : «Nous sommes très fiers de Luca. La décision du gouvernement allemand de ne pas le récompenser est exagérée. Je connais Luca depuis qu'il est enfant et il n'a jamais fait de politique». Le père de Scatà, joint par le Guardian a pour sa part réagi de la façon suivante : «Si le gouvernement allemand a décidé [de ne pas honorer mon fils], il peuvent garder leur décoration à Berlin. Je m'en fiche.»

Lire aussi : Un raid anti-terroriste fait un flop à cause d’un «faux» compte Facebook en Allemagne

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.