Des parlementaires britanniques estiment que les migrants devraient ... apprendre l'anglais

Des parlementaires britanniques estiment que les migrants devraient ... apprendre l'anglais© Peter Nicholls Source: Reuters

Avant de fouler le sol britannique, les migrants devraient apprendre l'anglais ou à défaut prendre des cours une fois sur place, pour réussir leur intégration. C'est du moins le résultat édifiant d'un rapport parlementaire britannique.

Cela parait évident. Mais visiblement, il fallait y penser quand même ... Un groupe multipartite de parlementaires britannique a constaté qu'il serait bénéfique pour les réfugiés arrivant au Royaume-uni de parler l'anglais ou du moins, de s'engager à l'apprendre une fois arrivés. 

Pas bête ! En effet, parler l'anglais en Angleterre est «la clé de la pleine participation à notre société et à notre économie», ont révélé les parlementaires, décidément très inspirés.

Au mois de décembre, Louise Casey, directrice générale de Troubled Family un organisme public d'aide aux familles en difficulté, a alerté, dans un rapport, sur les niveaux «inquiétants» de ségrégation dans certaines régions et a appelé à offrir davantage de cours d'anglais aux groupes isolés.

Par ailleurs, le rapport intérimaire du Groupe parlementaire multipartite sur l'intégration sociale au Royaume-Uni invite le gouvernement à aller encore plus loin et affirme que tous les immigrants devraient avoir appris l'anglais avant de venir au Royaume-Uni ou être tenus de s'inscrire à des cours dès leur arrivée. 

Le groupe a déclaré que l'intégration des réfugiés devrait commencer dès l'arrivée au Royaume-Uni et que cette démarche commençait avant tout par l'apprentissage de l'anglais écrit comme une «condition préalable à un engagement significatif avec la plupart des Britanniques».

Le rapport préconise également une nouvelle stratégie nationale d'intégration des immigrants, qui en plus de la langue, devront connaître «les lois, les traditions et la culture du pays d'accueil», ainsi que les conditions d'accès au marché du travail et la mise en place de plans d'action locaux d'intégration.

Le député travailliste Chuka Umunna, qui préside le groupe multipartite, a déclaré que l'intégration devait se faire «des deux côtés» et que si les migrants devaient certes s'intégrer en apprenant l'anglais, les autorités devaient quant à elles leur en fournir la possibilité afin que cet apprentissage se fasse sans encombres et dans les plus brefs délais.

Hormis la nécessité pour les migrants d'apprendre l'anglais, les parlementaires du groupe multipartite ont également considéré que plus de liberté devrait être laissée aux gouvernements des régions par rapport au nombre de réfugiés qu'elles se sentent prêtes à accueillir. 

Le ministère de l'Intérieur britannique, cité par la BBC a par ailleurs estimé qu'il fallait «reconnaître que l'immigration de masse, incontrôlée, rend[ait] difficile le maintien de la cohésion sociale et exer[çait] une pression sur les services publics», ajoutant qu'il était prioritaire de construire un système d'immigration qui fonctionne pour tout le monde au Royaume-Uni et d'offrir le contrôle adapté dont le pays avait besoin.

Entre 2014 et 2015, près de 600 000 immigrants sont arrivés au Royaume-Uni selon l'Office for National Statistics (ONS), soit trois fois plus qu'en France sur la même période. Cependant, ces chiffres incluent l'immigration en provenance de pays de l'Union européenne. 

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