JO 2016 : «Surtout, ne mettez pas la tête sous l'eau !» conseille une biologiste aux athlètes

JO 2016 : «Surtout, ne mettez pas la tête sous l'eau !» conseille une biologiste aux athlètes Source: Reuters

A une semaine du début des jeux, les conditions sanitaires sont un problème majeur. Valerie Harwoord, présidente du département de biologie de l’Université de Floride est formelle : pour éviter les risques, les sportifs ne devraient pas s'immerger.

L’agence américaine Associated Press (AP) vient de publier les derniers résultats de son travail d’investigation sur le niveau de pollution des eaux dans la baie de Rio de Janeiro où doivent se dérouler les épreuves de voile, aviron, triathlon et natation en eau libre. Ils sont édifiants : au terme d’une enquête scientifique de 16 mois, AP révèle que les risques d’infection ne concernent pas seulement les 1400 athlètes, mais également les touristes.

Dans l’eau, le niveau de pollution atteindrait ainsi 1,7 million de fois le standard habituellement observé sur les plages nord-américaines et européennes. De quoi poser de sérieux risques quant aux risques liés à la pratique des disciplines aquatiques. 

A terre, la situation n’est pas vraiment plus rassurante. Le sable des plages de Copacabana et d’Ipanema serait truffé de virus et présenterait un très sérieux risque de maladie pour les enfants. Commentaire du docteur Valerie Harwoord, la présidente du département de biologie de l’Université de la Floride du Sud : «Surtout, ne mettez pas la tête sous l’eau !» Difficile pour un triathlète ou un nageur en eau libre...

Les risques sanitaires liés aux JO de Rio qui se tiendront du 5 au 21 août font depuis plusieurs mois polémique et entachent l'évènement avant même qu'il ait commencé. 

En février 2016, le marin paralympique allemand Heiko Kroeger avait appelé à un boycott des Jeux de Rio en raison des risques sanitaires. Début juillet, Reuters s'est procuré les résultats d'une étude scientifique qui montre qu'une super bactérie, mortelle dans 50% des cas d'infection et résistante à tous les antibiotiques, est présente non seulement sur les plages de Rio de Janeiro et dans les cours d'eau, mais également dans les bassins censés accueillir les épreuves olympiques de voile, de natation, d'aviron et de canoë-kayak. 

Malgré les rapports tirant la sonnette d'alarme, les responsables olympiques n'ont recommandé aucun changement de lieu pour les épreuves devant se dérouler dans les bassins potentiellement infectés.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»