Selon Israël, «plusieurs centaines de djihadistes» prévoient des attentats en Europe

Moshe Ya'alon© Adnan Abidi Source: Reuters
Moshe Ya'alon

Dans un entretien avec son homologue polonais, le ministre de la Défense israélien Moshe Ya'alon a laissé entendre que des centaines de djihadistes avaient l'intention de frapper le Vieux Continent.

«Ce que nous avons pu voir à Paris et à Bruxelles n'est que le début», a déclaré Moshe Ya'alon dans son entretien avec le ministre de la Défense polonais, Antoni Macierewicz à Tel Aviv, relayé par le journal Jewish News

Le ministre israélien ne croit, par ailleurs, pas à une stabilisation de la situation en Syrie où il subsiste «beaucoup trop d'intérêts contradictoires et trop d'acteurs dans l'arène», dont certains, «notamment les organisations djihadistes», sont «déterminés à poursuivre l'effusion de sang».

Ya'alon a ajouté qu'Israël et la Pologne devraient renforcer leurs relations en termes de défense, ajoutant qu'Israël était «prêt à coopérer et à partager ses connaissances en matière de technologie militaire et de lutte anti-terroriste». 

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Si le ministre de la Défense israélien est persuadé que d'autres attaques terroristes pourraient survenir sur le continent européen, il est à noter qu'il n'est pas isolé et ses remarques s'inscrivent dans un ensemble d'observations faites depuis plusieurs mois.

Mercredi dernier, le Premier ministre belge Charles Michel a évoqué la nécessité d'un «travail majeur» de prévention des risques, la Belgique étant «une plaque tournante depuis laquelle il est aisé d'organiser des attentats dans d'autres pays européens».

«Comme cela a été le cas avant les attaques de Paris, «à Bruxelles (...) des personnes avaient été repérées par l'un ou l'autre service» d'enquête, mais cela ne les a pas empêchées de passer à l'acte», a reconnu le Premier ministre belge, qui a évoqué la nécessité de créer «un FBI ou une CIA à l'européenne» et la mise en place d'une «plateforme systématique» d'échange d'informations entre services de renseignement européens.

En octobre 2015, plus d'un mois avant les attentats de Paris, le juge Marc Trévidic, ancien du pôle antiterroriste du palais de justice de Paris, avait déclaré avoir «acquis la conviction que Daesh [avait] l'ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement, en organisant des actions d'ampleur, incomparables à celles menées jusqu'ici».

«Les jours plus sombres sont devant nous. La vraie guerre que l'EI entend porter sur notre sol n'a pas encore commencé», avait-il dit dans un entretien à Paris Match, ajoutant que l'Europe n'était «plus en mesure de prévenir les attentats comme par le passé».

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