En cas d'échec du cessez-le-feu, John Kerry envisage un «plan B» projettant la partition de la Syrie

Source: Reuters

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a estimé mardi 23 février que le non-respect de l'accord de cessation des hostilités aurait des conséquences, dont la fin de l’unité du pays.

«Si nous attendons plus longtemps, il risque d'être trop tard pour conserver l'unité de la Syrie», a déclaré le chef de la diplomatie américaine devant la commission du Sénat américain. «D'importantes discussions sont actuellement en cours en vue d'un plan B si nous ne parvenons pas à réussir à la table des négociations», a-t-il ajouté. Dans ce plan alternatif, John Kerry n’a pas écarté le renforcement de l’engagement militaire américain en Syrie. Il a par ailleurs estimé que les deux prochains mois seront décisifs et montreront si réellement Bachar el-Assad va «prendre de véritables décisions quant au processus de formation d'un gouvernement de transition».

Néanmoins, cette éventualité n’est pas d’actualité pour Damas qui a en revanche annoncé, quelques heures après l’officialisation du plan russo-américain de cessez-le-feu, la tenue d’élections législatives le 13 avril prochain. «Nous avons annoncé être prêts à cesser les opérations militaires», avait alors indiqué le dirigeant syrien, notant que la cessation des hostilités sur le territoire national était soumise «à des facteurs plus importants». Premièrement, pour que la trêve tienne, il est nécessaire d’empêcher les groupes terroristes «d’en profiter pour renforcer leurs positions», a souligné Assad.

Conséquences du non-respect de l'accord de cessation des hostilités

Moscou a de son côté indiqué ne pas être au courant du plan «B» qu'auraient les Etats-Unis, appelant à déployer tous les efforts pour la réalisation du plan «A» sur la Syrie, qui a été approuvé et signé, a indiqué une source du ministère russe des Affaires étrangères.

L'Allemagne, la France, les Etats-Unis et le Royaume-uni se rangent derrière l'intiative portée initialement par la Russie

Alors que les multiples initiatives des pays européens et des Etats-Unis pour entrevoir une trêve en Syrie ont échoué, l'initative portée par Moscou et suivie par Washington est à présent unanimement appelée à être respectée. Les présidents français et américain, le Premier ministre britannique et la chancelière allemande ont fait savoir qu'ils seraient «très vigilants sur le respect des engagements conclus le 11 février par le Groupe international de soutien à la Syrie (GISS)». Quelques heures après le plan de cessez-le-feu, le secrétaire d'Etat américain avait indiqué qu'il n’aurait pas été possible de trouver une solution pacifique au conflit syrien sans l'assistance de la Russie. 

L'accord russo-américain prévoit un cessez-le-feu à partir de minuit, heure de Damas, le samedi 27 février (vendredi à 22h00 GMT). Ceux qui souscrivent à l'accord doivent déclarer au Kremlin ou à la Maison Blanche qu'ils renonceront aux hostilités dans un délai de 12 heures avant que le cessez-le feu n’entre en vigueur. Ce plan exclut Daesh, Al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda) mais aussi des organisations classées terroristes par le Conseil de sécurité de l'ONU et non identifiées dans le texte.

Le projet proposé de cessez-le-feu

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