Le parti au pouvoir accuse les Etats-Unis de préparer un «printemps arabe» en Afrique du Sud

Des partisans de l'ANC lors des célébrations du 103ème anniversaire du parti le 10 janvier 2015 à Cape Town Source: AFP
Des partisans de l'ANC lors des célébrations du 103ème anniversaire du parti le 10 janvier 2015 à Cape Town

Keith Khoza, un porte-parole du parti au pouvoir en Afrique du Sud, l'ANC (African National Congress) a accusé ce dimanche 21 février l'ambassade américaine dans le pays de mener des «activités irrégulières» visant à renverser le pouvoir en place.

Il a demandé au gouvernement américain des clarifications. Le secrétaire général du parti, Gwede Mantashe, avait indiqué la semaine dernière que les Etats-Unis planifiaient un changement de régime, sur le modèle des révolutions arabes. Des changements sont actuellement à l'oeuvre au cœur du régime, évoquant des «réunions à l'ambassade américaine, à l'image de ce qu'il s'est passé en Libye et en Egypte sont en cours en Afrique du Sud, avait-il déclaré vendredi dernier.

Se faisant plus précis, il poursuit : «nous sommes au courant de programmes qui consistent à emmener des jeunes gens aux Etats-Unis pour six semaines, les renvoyer chez eux pour les envoyer partout». L'ambassadeur américain dans le pays, Patrick Gaspard, a catégoriquement nié ces allégations.

«Je suis incroyablement fière du travail effectué par mes collègues»

Il a indiqué que les jeunes gens en question font partis de l'association américaine Mandela pour les jeunes leaders africains, mise en place par le président Barack Obama en 2014.

«Je suis incroyablement fière du travail effectué par mes collègues tous les jours, en partenariat avec les Sud-Africains sur la santé, l'éducation, et les créations d'emplois. Et je défendrai leur honneur et leur intégrité non partisane», a-t-il déclaré.

L'ANC et le président Jacob Zuma sous le feu des critiques

Le parti au pouvoir est de plus en plus impopulaire au sein de la population sud-africaine, accusé de s'accaparer tous les postes à responsabilité au sein de l'administration et de développer la corruption dans le pays. Le président Jacob Zuma est également au prise à une défiance de la classe politique et de nombres de Sud-Africains, notamment à cause du scandale Nkandla, du nom d'un de ses résidences privées rénovées grâce à 20 millions d'euros de fond public.

Alors que l’opposition avait fait appel à la Cour constitutionnelle, qui a commencé à examiner l’affaire, ses avocats ont récemment concédé devant la justice qu’il y avait eu erreur d’interprétation de la loi et que le chef de l'Etat avait eu tort de ne pas rembourser une partie de l'argent dépensé.

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