«Missiles antichar» livrés par la France ? Corbière se défend d'avoir violé le secret défense

Le député de la France Insoumise Alexis Corbière© Stéphane de Sakutin/AFP
Le député de la France Insoumise, Alexis Corbière, à l'Assemblée nationale (image d'illustration).
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Dans une interview, le député et membre de la Commission de la Défense nationale et des forces armées, a donné des précisions sur le matériel français envoyé à l'Ukraine. Il a par la suite affirmé que l'information était publique.

Interrogé sur France Info le 9 mars sur les décisions que prendrait Jean-Luc Mélenchon – s'il venait à être élu président de la République – en matière de livraisons d'armes à l'Ukraine, le député Insoumis Alexis Corbière a laissé échapper des précisions sur le contenu de cette aide militaire. «Vous parlez des armes françaises, franchement il y en a très peu», a indiqué l'élu, avant d'évoquer «des gilets pare-balles et quelques missiles antichar».

Repris par les journalistes selon qui cette information relèverait du secret défense, Alexis Corbière – membre de la Commission de la Défense nationale et des forces armées – a tenté d'évacuer le sujet en disant que les livraisons d’armes françaises pouvaient «ressembler manifestement à ça», avant de renvoyer au gouvernement français pour «dire les choses» sur ces livraisons.   

Revenant par la suite sur l'incident dans une publication sur Twitter, Alexis Corbière a qualifié de fausse l'accusation de violation du secret défense. «Aucun parlementaire n'est d'ailleurs habilité "secret défense". Je n'ai accès à aucune information confidentielle. L'Elysée, le haut-commandement se sont exprimés. Lisez la presse, comme moi !», a-t-il commenté, renvoyant vers une émission d'Europe 1 consacrée au sujet.

Eviter une «dynamique» amenant à une «guerre mondiale»

Au cours de son interview, le député de Seine-Saint-Denis a également plaidé la prudence dans la crise actuelle, en évitant de prendre des décisions qui contribueraient «à une dynamique d’événements qui peut nous amener vers une guerre mondiale». L'élu s'est dit opposé à l'escalade des tensions avec la Russie : «Le problème des armes, c’est qu’aujourd’hui c’est tel type de matériel», a-t-il développé. «On va s’apercevoir demain que ce n’est pas efficace, on va monter en gamme. Et puis demain, finalement, on va dire qu’il faut envoyer l’aviation française et puis l’armée française ... Vous voyez à quoi ça nous amène ?», a-t-il interrogé. Tout en rappelant les propositions de Jean-Luc Mélenchon sur l'organisation d'une «conférence des frontières» pour résoudre la crise actuelle, Alexis Corbière a exprimé sa préférence pour des sanctions économiques visant les proches de Vladimir Poutine, en ciblant particulièrement ceux qui disposent de biens et d'avoirs en Europe.

France Info précise que le ministère des Armées n'a pas souhaité commenter les propos du député. Florence Parly, dans une interview précédente sur le même média, avait évoqué des livraisons de «matériel de protection des combattants», ainsi que d'armes, mais sans fournir plus de détail, afin de ne pas «donner des informations qui mettraient en risque le peuple ukrainien et les armées ukrainiennes».

Les Etats membres de l'UE ont annoncé, le 27 février, avoir trouvé un accord pour fournir «des armements à l'armée ukrainienne pour une valeur de 450 millions et des équipements de protection et du carburant pour 50 millions». La France est restée jusqu'alors plus discrète que d'autres pays sur le détail de ses livraisons. Selon Le Monde, les demandes de Kiev à Paris concernent principalement« des missiles sol-air, des missiles antichars, des capacités de déminage ou bien encore des protections individuelles». Selon Le Monde toujours, la France aurait livré à la frontière polonaise des missiles Milan à l'Ukraine. Un missile qui sert «contre les tanks et les véhicules blindés».

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