Covid-19 : Olivier Véran écarte la 4e dose de vaccin dans l'immédiat

- Avec AFP

Le ministre français de la Santé, Olivier Veran, donne une conférence de presse sur la situation actuelle du Covid-19, à Paris le 20 janvier 2022© Julien DE ROSA Source: AFP
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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a déclaré le 20 février 2022 qu'une 4e dose de vaccin anti-Covid n'était pas nécessaire dans l'immédiat (image d'illustration).
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Lors de son intervention sur RTL et LCI ce 20 février, le ministre de la Santé Olivier Véran a écarté l'éventualité d'une 4e dose de vaccin dans l'immédiat, tout en abordant la levée des restrictions sanitaires en mars prochain.

La vague de Covid-19 liée au variant Omicron est en «effondrement», mais la prochaine levée des restrictions reste prévue «mi-mars» car «il y a encore trop» de malades dans les hôpitaux, a confirmé le ministre de la Santé, Olivier Véran le 20 février

Le ministre a cependant écarté dans l'immédiat l'hypothèse d'une quatrième dose de vaccin anti-Covid, qui «ne s'impose pas aujourd'hui» selon les autorités sanitaires, tout en envisageant «très tranquillement» d'y recourir si elle devenait «absolument nécessaire». Il a également précisé que les vaccins étaient «un peu moins adaptés au variant Omicron» et que les autorités étaient en attente des nouveaux vaccins développés par les laboratoires pharmaceutiques «si la question devait se poser, par exemple à l'automne».

La cinquième vague se retirerait en effet à grande vitesse : «Nous constatons depuis plusieurs semaines un effondrement de la vague Omicron, qui réduit son allure par deux chaque semaine», a déclaré le ministre de la Santé au Grand Jury RTL-Le Figaro–LCI. Selon les derniers chiffres de Santé publique France le 19 février, le nombre de cas positifs s'établit à 86 000 en moyenne sur 7 jours, en chute de 76% depuis le pic atteint le 25 janvier.

Le ministre a aussi souligné la «diminution de la charge sanitaire (avec) de moins en moins de patients dans les hôpitaux»: ils sont encore 28 600 (-14% depuis le 7 février), dont 2 900 en soins critiques (-27% depuis le 12 janvier). Toutefois «il y en a encore trop pour dire que c'est terminé et pour supprimer toutes les mesures», a-t-il ajouté, estimant «que d'ici à la mi-mars les conditions hospitalières et épidémiques nous permettront de supprimer le masque à l'intérieur et de supprimer tout ou une partie du pass vaccinal là où il est encore en vigueur aujourd'hui».

Le «périmètre précis» de cet allègement des restrictions «dépendra de ce que nous observerons d'ici quinze jours», a indiqué Olivier Véran, démentant tout lien entre ce calendrier et l'élection présidentielle du mois d'avril : «Ce n'est en rien une décision politique, au sens où elle ne s'adapte pas à la situation électorale et personne ne peut nous dire sérieusement cela». «A l'inverse, si nous disions aux Français : "Cela va beaucoup mieux, les hôpitaux ça fonctionne bien mais on va maintenir le pass vaccinal jusqu'en juin", on nous dirait : "Vous laissez les Français sous pression parce qu'ils vont voter"», a ainsi plaidé le ministre de la Santé.

Rien ne le laisse présager pour l'instant, d'autant que «c'est la première fois depuis longtemps qu'il n'y a pas un variant» signalé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) «qui serait en train d'exploser dans un pays lointain avec le risque qu'il provoque une vague européenne». «Ça ne veut pas dire que ça n'arrivera pas, mais à l'heure (actuelle) nous avons une situation assez clarifiée», a souligné Olivier Véran.

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