Darmanin demande la révocation des trois policiers mis en cause dans l'agression de Michel

Darmanin demande la révocation des trois policiers mis en cause dans l'agression de Michel© THOMAS COEX / AFP Source: AFP
Gérald Darmanin sur le plateau du journal de France 2, le 26 novembre 2020
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Gérald Darmanin a annoncé qu'il demanderait la révocation des trois policiers mis en cause dans l'interpellation du producteur Michel «si la justice conclut à une faute». Le lendemain, il a aussi demandé la suspension d'un quatrième fonctionnaire.

Le 26 novembre, Gérald Darmanin a fait savoir qu'il demanderait la révocation des trois policiers suspendus après leur mise en cause dans l'interpellation du producteur appelé Michel, «si la justice conclut à une faute». Une déclaration faite sur le plateau du journal de France 2 après la polémique autour de cette opération policière. La violence de l'arrestation de ce producteur de musique a également fait réagir de nombreux responsables politiques.

Le ministre de l'Intérieur a estimé que ces policiers «avaient sali l'uniforme de la République». Il a toutefois refusé de remettre en cause l'article 24 de la loi Sécurité globale. 

Le lendemain, la suspension d'un quatrième fonctionnaire de police a également été demandée auprès de la Direction générale de la police nationale, selon les informations de FranceInfo et de l'AFP. Il s'agirait du policier suspecté d'avoir lancé une grenade lacrymogène sur les lieux de l'intervention. Une décision est attendue ce même jour à cet égard.

Selon plusieurs vidéos mises en ligne le 26 novembre 2020 par le site d'information Loopsider, ce producteur de musique parisien a été roué de coups par plusieurs agents de police le 21 novembre au soir dans son studio de musique situé dans le XVIIe arrondissement de Paris. 

La version des trois policiers contredite par plusieurs vidéos ?

Selon le témoignage recueilli par David Perrotin de Loopsider, le média à l'origine de ces révélations, trois policiers auraient par la même occasion «tenu de nombreux propos racistes» envers Michel Zecler, avant de s'en prendre «à neuf jeunes artistes eux aussi présents dans les studios d'enregistrement».

La première version des trois agents, consultée par Loopsider, indiquerait que «Michel aurait tenté de prendre leurs armes et les aurait frappés».

Cependant, le studio d'enregistrement était équipé d'une caméra de vidéosurveillance qui a filmé l'intégralité de la scène et ces enregistrements démontreraient, selon Loopsider, que la version tenue par les policiers serait «totalement mensongère». D'autres images captées par des voisins, visionnées et publiées par Loopsider, sembleraient également contredire la version des fonctionnaires.

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