50 ans après sa mort, le général de Gaulle salué par le monde politique

50 ans après sa mort, le général de Gaulle salué par le monde politique© AFP Source: AFP
Le général de Gaulle en conférence de presse le 24 mai 1968 à l'Elysée.
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Le 9 novembre 1970, le général de Gaulle s'éteignait à l'âge de 79 ans. Les commémorations des 50 ans de sa mort se sont déroulées sobrement en raison du coronavirus, entre cérémonies intimistes et hommages sur les réseaux sociaux.

«Française, Français, le général de Gaulle est mort. La France est veuve». C'est par ces mots teintés d'émotion que le Président Georges Pompidou annonça la mort du général de Gaulle, le 10 novembre 1970. Le héros de la résistance, symbole d'une France indépendante, s'était éteint la veille, victime d'une rupture d'anévrisme, dans sa résidence de La Boisserie à Colombey-les-Deux-Eglises.

Agé de 79 ans, écroulé sur sa table de bridge, le général laissait derrière lui un héritage qui n'en finit pas d'être célébré autant dans le monde politique que dans le cœur des français. A l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, alors que la France, confinée par la pandémie du Covid-19 et meurtrie par une vague d'attentats terroristes semble plus que jamais confrontée à une crise sans précédent, le monde politique rend hommage à ce symbole de la résistance.

Des hommages confinés pour le 50ème anniversaire

A commencer par le président de la République, Emmanuel Macron, qui dépeint un général de Gaulle «engagé pour la France dans les moments de douleurs comme dans ceux de gloires».

L’actuel chef de l’Etat, accompagné de son épouse, Brigitte, s'est rendu à la résidence où le général aimait se reposer et où il vécut jusqu’à sa mort, avant de se rendre sur sa tombe et de présider une cérémonie militaire au pied de l’immense croix de Lorraine, symbole de la Résistance, érigée tout près. Le cinquantenaire de la mort du général a été célébré sobrement, en raison de la pandémie de Covid-19, sans public, en présence seulement d’une trentaine de personnes, dont des membres de la famille de Gaulle.

Pour l’Elysée, Charles de Gaulle «incarne avec force et vigueur l’esprit de la nation française : il a réussi à rassembler les Français pour qu’ils fassent preuve de résilience et de volonté face aux épreuves». Autant de valeurs auxquelles fait appel, dans ses discours, Emmanuel Macron face aux «épreuves» que sont l’épidémie de Covid-19 et les attaques terroristes des dernières semaines.

Un hommage solennel a également eu lieu à l'Assemblée nationale où les parlementaires ont observé une minute de silence. Le président de l'Assemblée, Richard Ferrand, a salué le «chef de la France libre et [le] fondateur de la Vème République».

Le président du parti Les républicains, Christian Jacob, a lui aussi tenu à faire un parallèle entre les temps difficiles traversés par les Français et l'œuvre du général. «En cette période de crise, souvenons-nous de ses mots et de son courage», a déclaré l'ancien ministre de Jacques Chirac. 

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, voit dans cette journée hommage le symbole d'un «pays [qui] recèle des hommes et des femmes prêts à reprendre l'offensive et à lui redonner sa grandeur». Avant de dresser, elle aussi, un parallèle avec la situation actuelle de la France : «Cette crise sanitaire et sa calamiteuse gestion sonnent l’alarme, celle du déclin et, si rien n’est fait, de la déchéance. Plus que jamais, le message comme l’héritage du général de Gaulle doivent nous inspirer.»

«[Le] grand combat [du général de Gaulle] est plus que jamais d’actualité : que la France reste la France», a quant à lui observé le député Les républicains, Eric Ciotti.

«Tous ceux qui acceptent l’UE n’ont donc aucune légitimité à célébrer le général de Gaulle», a pour sa part dénoncé le souverainiste et gaulliste, président des Patriotes, Florian Philippot.

Le député Les républicains, Julien Aubert, a bravé le confinement pour saluer le général de Gaulle, devant sa statue : «Un chant de la Marseillaise à 3 voix aura retenti sur les Champs-Elysées ce lundi 9 novembre 2020, confinement ou pas.»

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, s'est aussi rendu à Colombey-les-Deux-Eglises pour son pèlerinage annuel. Pour le député souverainiste, il s'agit d'«un appel à la résistance» dans une période qu'il juge «pétiniste».

De son côte, le président de République souveraine et ancien conseiller de Jean-Luc Mélenchon, George Kuzmanovic, voit en le général de Gaulle, le «dernier grand dirigeant» de la France.

Plus enthousiaste sur les temps présents, la ministre des Armées, Florence Parly estime que «50 ans après sa disparition, nos armées continuent à honorer l’idée que le général se faisait de la France». La ministre a salué «le courage, le refus de se soumettre, l’humanité» du général.

Cinquante ans après sa mort, Charles de Gaulle reste une figure d'une richesse inépuisable : une vingtaine de livres lui ont été consacrés depuis la rentrée et la télévision multiplie les émissions, dont l'ambitieuse série «De Gaulle, l'éclat et le secret», diffusée actuellement par France 3.

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