Le père d'une collégienne et un militant islamiste avaient lancé une fatwa contre le professeur Paty

Le père d'une collégienne et un militant islamiste avaient lancé une fatwa contre le professeur Paty© REUTERS/Charles Platiau
Rassemblement en hommage à Samuel Paty à Paris (image d'illustration).

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé que des opérations de police contre des dizaines d'individus de la mouvance islamiste étaient en cours après l'attentat de Conflans. Selon lui, le professeur décapité faisait l'objet d'une «fatwa».

Ce 19 octobre sur Europe 1, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a livré de nouveaux éléments au sujet de l'enquête sur l'attentat de Conflans Saint-Honorine, qui a mis la France en émoi. 

En particulier, il a fait savoir que deux des 11 personnes placées en garde à vue, avaient «manifestement lancé une fatwa» contre le professeur décapité après avoir montré une caricature du prophète Mahomet en cours. Il s'agit selon le ministre du père d'une collégienne et du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui.

Le premier s'était indigné, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, que l'enseignant ait montré des caricatures de Mahomet «nu» pendant un cours dans la classe de 4e de sa fille. 

Le second, fiché S, avait notamment accompagné le parent d'élève à un rendez-vous avec la principale de l'établissement scolaire dans lequel enseignait Samuel Paty.

Selon une note du renseignement territorial que RT France a pu consulter, les deux individus ont averti la principale, après avoir refusé de rencontrer le professeur, de leur intention de médiatiser l'affaire et d'organiser une manifestation devant l'établissement.

Le CCIF et d'autres associations dans le viseur

Gérald Darmanin a en outre annoncé que des opérations de police contre des dizaines d'individus de la mouvance islamiste étaient en cours. Plus de 80 enquêtes ont par ailleurs été ouvertes pour haine en ligne, menant pour certaines à des interpellations.

Gérald Darmanin a par ailleurs annoncé vouloir dissoudre le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), ainsi que d'autres associations.

Le terroriste présumé, Abdoulakh A., était inconnu des services de renseignements. Né le 12 mars 2002 à Moscou et d’origine tchétchène demeurant à Evreux (Eure), il était détenteur d’un titre de séjour délivré le 4 mars 2020 et valable dix ans.

Dans le cadre de l'enquête ouverte pour «assassinat en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle», 11 personnes ont été mises en garde a vue. Ces suspects sont issus de l'entourage familial de l'assaillant présumé qui a été tué par des policiers. Ses parents, son grand-père et son petit frère ont été interpellés à Evreux.

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