Parallèle entre «singe» et «nègre»? Sarkozy juge cette polémique «indigne» et veut «élever le débat»

Parallèle entre «singe» et «nègre»? Sarkozy juge cette polémique «indigne» et veut «élever le débat»© Ludovic Marin Source: Reuters
Nicolas Sarkozy le 18 juin 2020 à Suresnes (image d'illustration).

Interrogé en séance de dédicaces sur la polémique durant laquelle il été accusé d'avoir dressé un parallèle entre «singe» et «nègre», Nicolas Sarkozy a dit n'avoir «aucun commentaire à faire», préférant «élever le débat».

En pleine séance de dédicaces, le 14 septembre à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), de son dernier livre Le temps des tempêtes paru en juillet 2020 aux éditions de l'Observatoire, l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été interrogé par divers médias sur sa récente polémique provoquée quatre jours plus tôt à l'émission Quotidien.

D'abord nommé «monsieur Sarkozy» par un journaliste lui adressant une question sur la polémique, l'ancien chef d'Etat, lui coupe la parole en l'interrogeant : «Comment vous m'appelez ?»

Il n'y a jamais de crédit à l'indignité.

Une fois son statut rétabli, «monsieur le Président», le sixième président de la Ve République a balayé d'un revers de main l'affaire : «Je n'ai pas l'intention de commenter une polémique indigne.»

Et de poursuivre : «Parce que la commenter, ce serait lui donner du crédit. Et il n'y a jamais de crédit à l'indignité. Notre rôle à tous, c'est d'élever le débat. Donc c'est la raison pour laquelle je n'ai aucun commentaire à faire.» 

Nicolas Sarkozy accusé de dresser un parallèle entre «singe» et «nègre»

«Cette volonté des élites, qui se pincent le nez, qui sont comme les singes, qui n’écoutent personne... Je ne sais plus si on a le droit... On a le droit de dire "singe" ?», avait tout d'abord tâtonné l'ancien chef d'Etat invité à l'émission Quotidien diffusée le 10 septembre, recherchant visiblement du regard un soutien chez ses interlocuteurs, en vain.

Il poursuit : «Parce qu'on n'a plus le droit de dire... On dit quoi maintenant, "les dix petits soldats" ? Oui... ça... Elle progresse la société...», dans un silence gêné autour de la table.

C'est finalement en accrochant Yann Barthes du regard que Nicolas Sarkozy a trouvé laborieusement une porte de sortie à sa digression, essayant tant bien que mal de faire confirmer à son interlocuteur la polémique à laquelle il venait de faire référence, celle liée au roman d'Agatha Christie dont le titre français «Dix petits nègres», a récemment été rebaptisé «Ils étaient 10». «On a peut-être le droit de dire "singe" sans insulter personne», a enfin conclu l'ancien président.

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