Adama Traoré/George Floyd : 20 000 manifestants à Paris malgré l'interdiction

Auteur: RT France

L'affaire George Floyd fait des émules en France. A Paris, au moins 20 000 manifestants se sont rassemblés malgré l'interdiction sous le slogan «Justice pour Adama». D'autres rassemblements ont eu lieu, notamment à Marseille ou Lyon.

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  • Environ 20 000 personnes ont participé à la manifestation parisienne, selon les chiffres de la préfecture de police.

  • Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, estime sur Twitter «que la violence n’a pas sa place en démocratie» : «Rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris, alors que les rassemblements de voie publique sont interdits pour protéger la santé de tous. Je félicite les forces de sécurité et secours pour leur maîtrise et leur sang-froid.»

  • Des heurts sporadiques ont à nouveau éclaté dans la soirée.

  • Un commissariat de police municipale a été dégradé, en marge de la manifestation parisienne, à Clichy-la-Garenne.

  • Retrouvez les temps forts de la manifestation parisienne de ce soir, en image.

  • Les forces de l'ordre adressent une première sommation aux individus toujours présents sur les lieux.

    La plupart des manifestants restant se dispersent.

  • Plusieurs heures après les premiers heurts, des affrontements se poursuivent au niveau du périphérique dans la capitale.

  • Quelques manifestants sont encore sur les lieux, même si la foule s'est en grande partie dispersée, alors que les pompiers interviennent sur plusieurs départs de feu.

  • Plusieurs colonnes de fumée sont visibles dans la capitale.

  • Retrouvez l'édition spéciale de RT France consacrée aux manifestations contre les violences policières en France, notamment celle pour Adama Traoré à Paris.

    Auteur: RT France

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Des militants contre les violences policières ont appelé à plusieurs manifestations ce 2 juin sur tout le territoire. A Paris, c'est le collectif Vérité et justice pour Adama, fondé après la mort d’Adama Traoré en juillet 2016 suite à son interpellation par la gendarmerie du Val-d’Oise, qui appelle à un rassemblement (interdit par les autorités) devant le Tribunal de grande instance de Paris.

L’organisation, notamment dirigée par la sœur du défunt, Assa Traoré, avait appelé à la mobilisation dans les villes de Paris, Saint-Nazaire, Lille, Marseille, Lyon ou encore Toulouse, réclamant «Justice pour Adama», dénonçant les violences policières et profitant également de l’occasion pour revenir sur la mort de George Floyd, tué lors de son arrestation le 25 mai, et qui embrase actuellement les Etats-Unis.

A Paris, les manifestants ont ainsi pour mot d'ordre la dernière phrase prononcée par George Floyd, alors qu'un policier appuyait sur son cou avec son genou : «Je n’arrive plus à respirer» («I can't breathe», en anglais)

Le rassemblement parisien interdit par le préfet

Plus tôt dans l’après-midi, le préfet de Paris, Didier Lallement, avait pris un arrêté interdisant le cortège parisien, faisant valoir «l’état d’urgence sanitaire» ainsi que la crainte de «débordements» sur «un site sensible», d’après le communiqué mis en ligne sur Twitter par la préfecture. Dans une vidéo publiée sur Twitter, Assa Traore avait néanmoins appelé à maintenir le rassemblement.

Depuis la mort d’Adama Traoré dans une caserne du Val-d’Oise, le 19 juillet 2016, la famille ne cesse de défendre l’hypothèse selon laquelle la technique d’immobilisation employée par la gendarmerie aurait tué le jeune homme âgé de 24 ans.

Or, plusieurs expertises, dont une récente, innocentent les forces de l’ordre. L’avocat de la famille, Yasinne Bouzrou, dénonce des expertises basées selon lui sur de faux témoignages.

L’affaire Adama Traoré se retrouve de nouveau propulsée sur le devant de la scène en écho à la mort de Floyd George, tué lors de son interpellation par la police à Minneapolis le 25 mai. Le rapport du médecin légiste officiel du comté de Hennepin a confirmé la mort de l’homme de 46 ans par «homicide» en raison de «la pression exercée sur son cou» par un des agents.

Depuis, en parallèle à des rassemblements pacifiques, de véritables scènes d’émeutes se sont déroulées un peu partout dans le pays avec des magasins pillés, des commissariats saccagés ou encore des écoles vandalisées. En France, des rassemblements en hommage à George Floyd ont eu lieu le 1er juin à Paris et à Bordeaux.

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