Agressions, pillages, vandalisme : ces exactions qui ternissent les manifestations aux Etats-Unis

Agressions, pillages, vandalisme : ces exactions qui ternissent les manifestations aux Etats-Unis© MIKE SEGAR Source: AFP
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Boutique vandalisée à New York.

Alors que des manifestations ont eu lieu dans près de 140 villes de Etats-Unis contre le racisme et pour réclamer justice après la mort de George Floyd, de nombreux actes de violence et pillages ont entaché le mouvement. Retour en images.

Des centaines d'arrestations ont eu lieu ces derniers jours sur le territoire américain dans le sillage des violentes émeutes qui ont secoué tout le pays depuis la mort de George Floyd, Afro-Américain de 46 ans, lors de son interpellation. Si un grand nombre de manifestations ayant eu lieu dans au moins 140 villes des Etats-Unis le 31 mai étaient pacifiques, des images d'exactions, filmées et largement partagées sur les réseaux sociaux, ont provoqué un vif émoi auprès des internautes.

Parmi elles, celle de l'agression d'un couple survenue le 31 mai à Rochester dans l'Etat de New York. Alors qu'une habitante tentait d'inciter des pillards à cesser d'essayer de fracturer une bijouterie située dans son immeuble, cette dernière a été brutalement frappée à coups de planche par plusieurs individus. Son mari, qui essayait de lui porter secours, a lui aussi été violenté. La sauvagerie de cette agression a provoqué un très grand nombre de réactions sur les réseaux sociaux. 

Plus tard, la police de Rochester, qui enquête sur ces violences, a lancé un avis de recherche accompagné d'une vidéo prise d'un autre angle pour tenter d'identifier les agresseurs. La jeune femme, identifiée plus tard comme étant Madison Mavity, 24 ans, a déclaré à la chaîne Spectrum News qu'elle souffrait d'une blessure à la tête et que son mari était blessé à la main. 

Toujours à Rochester, où les autorités ont décrété un couvre-feu, la police a indiqué rechercher des individus ayant participé à l'attaque d'un camion de pompiers.

Une journaliste agressée à son domicile en présence de sa fille 

Sur Twitter, la journaliste et militante Cassandra Fairbank a posté un message dans la nuit du 1er juin, déclarant que des individus avaient pris d'assaut son domicile de Washington, tirant des «coups de feu et des feux d'artifice» et «frapp[ant]». La jeune femme, qui se trouvait seule à son domicile avec sa fille de 9 ans, a déclaré avoir appelé les secours, qui lui auraient rétorqué qu'ils ne savaient pas s'ils pourraient intervenir dans l'immédiat en raison des rassemblements. La journaliste a déclaré qu'une soixantaine de tubes de feux d'artifices avaient été retrouvés autour de son domicile. 

La journaliste, dont l'adresse a été diffusée sur les réseaux sociaux, dit avoir reçu «des centaines de menaces de morts», vraisemblablement en raison de ses commentaires au sujet des manifestations. Elle a déclaré quitter la ville. «Mais vous n'êtes toujours pas oppressés», a-t-elle adressé aux émeutiers, qu'elle n'a pas hésité à qualifier de «racailles terroristes». «Si vous l'étiez ce serait déjà terminé maintenant», a-t-elle ajouté. 

La statue d'un héros de l'indépendance vandalisée

L'ambassadeur de Pologne aux Etats-Unis Piotr Wilczek s'est quant à lui dit «dégoûté» le 1er juin sur Twitter, après avoir découvert que la statue de Tadeusz Kościuszko, un héros polonais de la guerre d'Indépendance des Etats-Unis, avait été dégradée à Washington. 

Le diplomate s'est indigné que la mémoire d'un «héros qui a combattu pur l'indépendance de la Pologne et des Etats-Unis» ait été profanée. 

«Il était un ardent défenseur de la liberté universelle et des droits de l'homme, qui a cédé son salaire de guerre pour acheter la liberté d'esclaves américains», a par ailleurs rappelé le représentant polonais au sujet de Kościuszko. 

Dans la même veine, le 29 mai, une statue du roi français Louis XVI a elle aussi été dégradée par un manifestant qui l'a escaladée au cours d'une manifestation à Louisville, dans le Kentucky, qui tient son nom du souverain.

Le président américain de son côté a dénoncé le rôle de la «gauche radicale» dans ces violences, et décidé de décréter le mouvement «antifa» organisation terroriste. «LOI et ORDRE», a-t-il twitté le 1er juin après de nouvelles violences. 

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