Après le confinement, les Parisiens s'indignent de vivre dans une ville-dépotoir (IMAGES)

Après le confinement, les Parisiens s'indignent de vivre dans une ville-dépotoir (IMAGES)© Katia Pecnik / RT France
Des déchets dans les rues de Paris.

Masques, gants et autres ordures jonchent les trottoirs de la capitale française, alors que les services de nettoyage de la Ville ont été réduits à cause de l’épidémie. L'incivisme des Parisiens a été épinglé notamment par les éboueurs, exaspérés.

A la sortie du confinement, alors que les activités humaines reprennent, la ville de Paris apparaît dans certains quartiers – des Xe, XIe, XIXe et XXe arrondissements – comme un vaste champ d’ordures. Aux détritus, gobelets et autres papiers sont venus se joindre des centaines de masques et de gants, jetés par leurs propriétaires. Des citoyens se sont plaints de cette incurie sur les réseaux sociaux.

En temps normal déjà, la ville est régulièrement épinglée pour la saleté de certaines rues. Durant la période épidémique, la présence des déchets au sol s’est aggravée. En effet, l'effectif des agents de propreté en poste a été réduit afin de les protéger. Certaines missions des services de propreté se sont interrompues et la fréquence du nettoyage des rues a été diminuée.

«Depuis le 16 mars on a totalement réorganisé notre manière de travailler, mais la priorité est le ramassage des ordures», a néanmoins expliqué Paul Simondon, adjoint à la mairie de Paris en charge de la propreté et de la gestion des déchets.

Les éboueurs indignés par le comportement des Parisiens

La saleté endémique de certaines poches, comme dans le nord du XVIIIe, près de la gare du Nord ou la zone du canal Saint-Martin, est souvent l'objet de débats et analyses. Le journal britannique The Guardian a même couronné Paris ville la plus sale d'Europe en septembre 2019. La propreté est, logiquement, devenue un enjeu majeur lors de la campagne du premier tour des municipales.

Toutefois, la maire de Paris Anne Hidalgo ne peut être considérée comme la seule responsable de cette situation – le jet de masques, de gants et autre matériel de protection souillé témoigne de la responsabilité des habitants de la ville dans  l'amoncellement des déchets. La distance moyenne entre deux poubelles à Paris, pourtant, n'est en moyenne que de 100 mètres. Depuis juin dernier, 780 éboueurs ont été embauchés, pour seconder les 4 957 déjà en poste, chargés de ramasser 3 000 tonnes de déchets par jour, et de vider 30 000 corbeilles.

«Nous devrions leur distribuer des balais, ils ne méritent pas des masques ces gens», a tancé sur Twitter un compte se présentant comme celui des Eboueurs de Paris.

«C'est de l'incivisme. C'est un danger potentiel pour les éboueurs et les citoyens lambda. Imaginez un gosse qui passe et qui jouerait avec ces déchets», s'est également plaint auprès du Figaro Régis Vieceli, secrétaire général du syndicat CGT du nettoyage de la Ville de Paris.

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