«Macron garde tes hommages» : des Français confinés réclament des fonds pour les hôpitaux

«Macron garde tes hommages» : des Français confinés réclament des fonds pour les hôpitaux© Regis Duvignau Source: Reuters
Une infirmière prépare un sac d'égouttement à l'hôpital Roland Mazoin à Saint-Junien (Haute-Vienne) (image d'illustration).

Depuis plusieurs jours, des Français se retrouvent quotidiennement pour rendre hommage, depuis leur fenêtre, aux personnels soignants. Certains ont décidé d'agrémenter ces séances de voisinage avec des messages directement adressés à l'exécutif.

Près d'une semaine après le confinement de la population annoncé par l'Italie, Emmanuel Macron a décidé d'appliquer la même mesure en France pour tenter d'y endiguer la propagation du coronavirus. Ont alors été observés, dans plusieurs villes, les premiers hommages à l'ensemble du personnel soignant, actuellement au front en pleine crise sanitaire. Applaudissements et cris d'encouragement se sont en effet fait entendre aux fenêtres de nombreux quartiers urbains, partout en France.

La colère monte, les applaudissements ont laissé place à une demande claire

C'est dans ce contexte que certains citoyens ont décidé d'aller plus loin dans leurs messages, parfois directement adressés à l'exécutif français, sous la forme de revendications.

«La colère monte, les applaudissements ont laissé place à une demande claire : du fric pour l’hôpital public !», explique cette internaute, vidéo à l'appui, qu'elle explique avoir filmé dans un quartier du VIIe arrondissement de Lyon.

«Macron garde tes hommages, on veut des postes, on veut des lits, on veut du matériel [...] Voisins je vous aime, voisins on fait du bruit ?», peut-on voir dans une vidéo probablement tournée dans la ville de Pantin (Seine-Saint-Denis), montrant une projection diffusée lors d'un récent rendez-vous de quartier, citoyens aux fenêtres. 

Message similaire observé à Rouen. «Du fric pour l'hôpital public», peut-on lire en début de projection, sur fond musical préparé pour l'occasion.

D'autres projections adoptent un ton militant assumé comme dans cette vidéo, que RT France n'a pas réussi à géolocaliser, partagée par le compte Twitter «La Fête à Macron», dans laquelle on peut lire des messages plus politisés tels que «tuons le capitalisme qui nous tue [...] Sauvons les services publics qui nous sauvent».

«On serait pas sur nos balcons si vous aviez pas voté Macron, on veut du fric, du fric pour l'hôpital public», chante l'artiste militante Amandine Gay depuis sa fenêtre, sur un fond de percussion improvisée avec des casseroles.

Directement interpellé par certaines des revendications susmentionnées, le président de la République était ce 25 mars en déplacement à l’hôpital militaire de campagne de Mulhouse, d'où il s'est exprimé lors d'un point presse. Entre autres propos tenus durant son intervention, le chef de l'Etat a promis un plan massif d'investissement et de revalorisation pour l'hôpital.

En tout état de cause, le discours du président ainsi que les revendications de Français confinés interviennent après plusieurs coups de gueule observés au sein-même du milieu médical, adressés à l'exécutif.

Le 19 mars par exemple, trois médecins décidaient de porter plainte contre le Premier ministre Edouard Philippe et l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, les accusant de s'être «abstenus» de prendre à temps des mesures pour endiguer la pandémie en France. Le lendemain, c'était au tour du docteur Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France (FMF), d'accuser l'exécutif d'avoir fait preuve «imprévoyance totale» quant à la pénurie de masques de protection respiratoire, estimant que le gouvernement et l'administration française auront «des comptes à rendre» après l'épidémie de coronavirus.

Un prolongement du confinement plutôt qu'un dépistage à grande échelle ?

Annoncé au lendemain du maintien du premier tour des élections municipales, le confinement est appelé à se prolonger, comme le préconise le conseil scientifique du gouvernement français, qui a qualifié ce 24 mars la mesure d'«alternative [réellement opérationnelle] à une politique de dépistage à grande échelle et d'isolement des personnes détectées». Et pour cause, les Français connaissent pour l'heure un accès difficile aux tests en question.

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