Municipales 2020 : des manifestants perturbent le lancement de campagne de Benjamin Griveaux

Municipales 2020 : des manifestants perturbent le lancement de campagne de Benjamin Griveaux© Twitter : @lucas_rtfrance
Des manifestants perturbent un meeting de Benjamin Griveaux, le 27 janvier 2019.

Une page Facebook se revendiquant des Gilets jaunes a lancé sur les réseaux sociaux un appel à venir perturber un meeting du candidat macroniste à la mairie de Paris et ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Quelques dizaines de manifestants se sont rendus ce 27 janvier au théâtre Bobino dans le XIVe arrondissement de Paris pour perturber le meeting de lancement de campagne de Benjamin Griveaux, candidat à la Mairie de Paris pour le compte de La République en marche (LREM).

Sur place, plusieurs figures de la majorité présidentielle ont été copieusement huées, avant et après l'événement politique. Déterminés à faire acte de présence, les manifestants se sont rapidement trouvés face à un dispositif de sécurité dépêché sur place, ce dont a pu témoigner le reporter de RT France Lucas Léger.

«Aller Benjamin, viens avec nous faire la fête, promis juré on a pas de transpalette», chantait un manifestant guitariste devant l'entrée du bâtiment.

A leur arrivée, les partisans de Benjamin Griveaux n'ont pas échappé aux huées du comité d'accueil des Gilets jaunes. 

Castaner, Nuñez, Guerini hués à la sortie

«On a intercepté Castaner et Nuñez à la sortie du meeting de Griveaux», a plus tard tweeté le compte Opérations spéciales GJ.

«Le Délégué Général LREM Stanislas Guerini, quitte le Théâtre Bobino à Paris sous les hués des Gilets jaunes présents», témoigne pour sa part le journaliste Charles Baudry.

Lancé par une page Facebook se revendiquant du mouvement des Gilets jaunes, l'appel à manifester avait été relayé sur des sites web de militants et les réseaux sociaux. 

L'action n'est pas sans rappeler certaines opérations récentes. Une réunion politique de Marlène Schiappa dans un restaurant du XIVe arrondissement parisien avait par exemple été perturbée le 16 janvier par des grévistes et Gilets jaunes.

Cette nouvelle action visant Benjamin Griveaux intervient dans un contexte d'inimitié indéniable entre le désormais candidat à la mairie de Paris et le mouvement des Gilets jaunes. Le 22 décembre 2018 déjà, Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement, s'exprimait en des termes peu élogieux à l'égard du mouvement citoyen, dans un contexte de polémiques médiatiques : «Donc, "on" lynche des policiers, "on" chante la quenelle de Dieudonné à Montmartre, "on" reprend les codes des années 30 pour renverser la République, "on" décapite l’effigie du président. Derrière ces "on", un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste. Stop.»

Début janvier 2019, l'ancien membre du gouvernement avait de son côté du être exfiltré dans la précipitation du bâtiment abritant son ministère, après que la porte en ait été enfoncée à coups de chariot-élévateur par des manifestants lors de l'acte 6 des Gilets jaunes

Plus tard le même mois, dans un entretien sur Europe 1 resté célèbre, il avait aussi qualifié certains Gilets jaunes, dont Maxime Nicolle et Eric Drouet, de «factieux» et «séditieux», les accusant d'avoir pour objectif de «renverser par la violence le gouvernement, le président de la République».

Redevenu simple député après sa démission du gouvernement en mars 2019, il convoite désormais la mairie de Paris où il est crédité, selon un sondage Odoxa-CGI pour Le Figaro paru le 26 janvier, de 16% d'intention de vote, en troisième position derrière la maire sortante Anne Hidalgo (23%) et Rachida Dati (20%). 

Lire aussi : Paris : mobilisation spontanée devant un théâtre où Macron assistait à une représentation

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»