Carburant : la hausse des prix inquiète, le gouvernement se veut rassurant

Carburant : la hausse des prix inquiète, le gouvernement se veut rassurant© JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP Source: AFP
Une station-essence à Arnage, dans la Sarthe, le 06 décembre 2018 (image d'illustration).
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Après la flambée des cours du pétrole sur fond de tensions au Moyen-Orient, des Gilets jaunes et l'association UFC-Que Choisir avaient exprimé des craintes quant à une augmentation des prix à la pompe. Le gouvernement se veut rassurant.

Commentant la crise dans le Golfe, la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, avait prévenu le 17 septembre que les Français assisteraient une hausse des prix de l'ordre «de quelques centimes». L’Union française des industries pétrolières (UFIP) et le président de Total, Patrick Pouyanné, avait quant à eux avancé le chiffre d'une augmentation de 4 à 5 centimes des prix à la pompe.

Une inquiétude vivace des consommateurs

Cette annonce fait suite à un communiqué du collectif des «gilets jaunes citoyens» demandant le «gel immédiat» des prix à la pompe et ayant lancé une pétition sur le sujet. Son fondateur, Thierry Paul-Valette, avait rappelé le contexte social tendu de la rentrée, et affirmé qu'Emmanuel Macron «ne [devait] surtout pas laisser la situation se compliquer», «le président se [devant] de réagir très rapidement».

Dans la foulée des Gilets jaunes, l'association UFC-Que Choisir a également lancé une pétition appelant à supprimer une taxe sur le carburant. Matthieu Escot, responsable des études pour l'association, a expliqué qu'il s'agissait d'une «taxe sur une taxe», qui provoquerait une augmentation de 14 centimes pour le litre d'essence, et de 12 centimes pour le diesel. Cet ajustement de la TVA pour les taxes et les contributions n'a pas lieu d'exister, car «elle ne finance pas la transition énergétique. Il s’agit d’une TVA sur une taxe, donc elle est reversée directement dans les caisses de l’Etat», avait ajouté l'association.

Les cours du pétrole se stabilisent 

Les cours du pétrole avaient flambé dès le 14 septembre, dans la foulée des attaques contre les installations pétrolières d'Abaqiq et de Khurais dans l'est de Arabie saoudite, avant de refluer. Les installations gérées par Aramco, la compagnie nationale saoudienne, avaient essuyé de nombreux dégâts. Convaincus de l'implication des Iraniens, Washington et Riyad ont déclenché une crise diplomatique avec Téhéran, aggravant des relations déjà tendues.

«Le cours du pétrole aujourd'hui est revenu à ce que nous connaissions pour les semaines dernières, 63 dollar le baril [il est retombé le 19 septembre à midi en dessous de la barre des 60 dollars le baril], il n'y a donc aucune raison qu'il y ait une augmentation des prix à la pompe et aucune raison qu'il y ait une augmentation des prix du fioul domestique», a jugé ce 19 septembre le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire. 

L'augmentation des prix du carburant : un serpent de mer pour le gouvernement

Le gouvernement, après avoir renoncé le 5 décembre à la taxe «carbone» à l'origine de la mobilisation des Gilets jaunes, n'avait pu contenir une montée des prix à la pompe en février 2019. De décembre 2018 à mars 2019, le prix du gazole a augmenté de 7 centimes.

Selon Bruno Le Maire, le gouvernement veillera à ce qu'il n'y ait pas d'augmentation «injustifiée» des prix des carburants et du fioul domestique. L'exécutif a «les moyens de faire face» en cas de nouvelle flambée, a-t-il assuré, citant le chèque énergie et l'absence de hausse de la taxe carbone en 2020 ainsi que «d'autres instruments», non spécifiés. Le ministre a toutefois écarté le retour à l'avenir d'une taxe «flottante» – comme entre 2000 et 2002 sous le gouvernement Jospin – visant à réduire les prix à la pompe en cas de flambée des cours. 

Les premières manifestations des Gilets jaunes de novembre 2018 visaient à protester contre un coût de l'énergie trop élevé pour les ménages utilisant quotidiennement leurs véhicules en milieu rural : une question qui reste d'une importance capitale pour l'Elysée.

Lire aussi: Gilets jaunes : Macron ne croit «pas du tout» que ce qui a généré la «colère» soit résolu

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