Rupture consommée entre Thomas Guénolé et La France insoumise

Rupture consommée entre Thomas Guénolé et La France insoumise© Christophe Archambault Source: AFP
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, à l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement du 3 avril 2019 (image d'illustration).
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Thomas Guénolé, candidat LFI aux européennes, a violemment critiqué le parti de Jean-Luc Mélenchon, dénonçant un manque de démocratie. Il se dit victime d'une campagne de dénigrement alors que pèsent sur lui des accusations de harcèlement sexuel.

Thomas Guénolé, candidat de La France insoumise (LFI) à l’élection européenne et co-responsable de l’école de formation politique de LFI, a publié, le 18 avril, sur les réseaux sociaux, un communiqué virulent à l’encontre de son parti.

«Comment peuvent-ils plaider sans relâche pour une vraie démocratie en France, eux qui organisent la France insoumise comme une dictature ?», s'interroge le politologue en préambule de son communiqué.

Celui qui figurait en 14e position sur la liste présentée par LFI pour les élections européennes fustige un Jean-Luc Mélenchon qui, selon lui, «gouverne la France insoumise en autocrate» et un «appareil central [qui] fonctionne comme une toile d’araignée : des cercles de plus en plus étroits, jusqu’à "JLM" [Jean-Luc Mélenchon] au centre qui in fine décide de tout ce qui compte en symbiose avec Sophia Chikirou».

Thomas Guénolé dénonce des «méthodes staliniennes»

Celui qui ambitionne d’être candidat aux élections municipales de 2020 à Montreuil (Seine-Saint-Denis) explicite sa pensée : «La démocratie interne à la France insoumise est un simulacre. L’assemblée représentative, la Convention nationale, rassemblent des participants censés être "tirés au sort", mais il y a de forts doutes sur la réalité du "tirage au sort".» Il explique avoir «exprimé en interne […] ces critiques et ces mises en garde, pour lancer l’alerte sur la dangereuse dérive autoritaire du mouvement et sur son risque d’effondrement judiciaire».

«Il faut regarder en face que des millions de gens voudraient soutenir la France insoumise pour son programme, mais s’y refusent juste à cause de la personnalité imprévisiblement colérique de Jean-Luc Mélenchon», précise-t-il, se disant victime des «méthodes staliniennes» de son ancien parti.

Soupçons de harcèlement sexuel

Dans la foulée, LFI a publié un communiqué spécifiant que «le comité électoral [de LFI] a reçu un signalement de la part d’une jeune femme des faits pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé». Le parti indique avoir saisi le Pôle d’écoute et de vigilance contre les violences sexistes et sexuelles. En outre, LFI affirme «découvrir avec stupeur le communiqué de Thomas Guénolé», et accuse ce dernier d'«[instrumentaliser] des prétextes politiques pour sa défense».

Le principal intéressé nie en bloc ces accusations. «[LFI veut] m’accuser de choses sur la base de rumeurs mais refuse de me communiquer le moindre document m’incriminant précisément», peut-on lire dans le communiqué mis en ligne par le chercheur. Il estime avoir subi des «pression[s]» afin qu’il «retire "spontanément" [sa] candidature […] à l’élection européenne».

La galaxie LFI a récemment connu de nombreux bouleversements avec le départ d’Aude Lancelin, ancienne directrice du Média, le 9 avril, auquel s’ajoute cette défection de Thomas Guénolé. En contrepartie, la rédaction du Média sera désormais dirigée par Denis Robert, journaliste d'investigation ayant notamment fait éclater l’affaire Clearstream.

Lire aussi : Dénonçant un «putsch», Aude Lancelin, la directrice du Média, démissionne

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