Marine Le Pen porte plainte contre Agnès Buzyn après des propos sur les «néonazis de son entourage»

Marine Le Pen porte plainte contre Agnès Buzyn après des propos sur les «néonazis de son entourage»© Stephane Mahe Source: Reuters
Marine Le Pen à Saint-Paul-du-Bois, le 17 février 2019 (image d'illustration).

Lors de son passage sur LCI au lendemain de l'acte 14 des Gilets jaunes, Agnès Buzyn a lourdement accusé le mouvement citoyen ainsi que des responsables politiques opposés au gouvernement. Attaquée, Marine Le Pen a décidé de porter plainte.

Le ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, s'est exprimé le 17 février sur le plateau de LCI et a appelé à l'arrêt des manifestations des Gilets jaunes. La membre du gouvernement a également condamné une «radicalisation» du mouvement après les propos jugés antisémites tenus à l'égard du philosophe Alain Finkielkraut lors de l'acte 14 à Paris. Agnès Buzyn a aussi estimé que Marine Le Pen jouait un «double-jeu» vis-à-vis de l'antisémitisme, précisant : «Elle est contre l'antisémitisme mais elle a plein de néonazis dans son entourage [et] dès qu'elle peut aller en Autriche ou à Bruxelles rejoindre les néo-nazis et mouvements d'extrême droite d'Europe et du monde entier, elle y court. [...] Elle mange à tous les râteliers. C'est ce que j'ai à dire aujourd'hui.»

La réponse de la présidente du Rassemblement national (RN) ne s'est pas fait attendre. «Ces propos sont infâmes et Mme Buzyn en répondra devant la justice. Ce gouvernement est de plus en plus indigne, en plus d’être totalement incompétent !», a-t-elle tancé sur Twitter.

Concernant le mouvement Gilets jaunes, le ministre des Solidarités et de la Santé a estimé que celui-ci s'était «profondément transformé». «Il est en train de dériver. On voit la violence, de semaine en semaine, qui se radicalise, qui est contre les institutions de la République, l'Assemblée nationale, les ministères, les élus, des propos antisémites régulièrement. [...] Ces manifestations doivent s'arrêter.», a-t-elle poursuivi. Selon elle, il resterait cependant encore «quelques personnes de bonne foi» parmi les manifestants.

Agnès Buzyn attaque également Jean-Luc Mélenchon

Agnès Buzyn a aussi critiqué le fait que le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, n'avait pas condamné les attaques contre Alain Finkielkraut au moment où l'émission sur LCI a été tournée : «C'est un naufrage, Jean-Luc Mélenchon»; a-t-elle analysé. Ce dernier a par la suite tweeté à plusieurs reprises après les insultes dont Alain Finkielkraut a été victime : «Conscient de l'instrumentalisation de l'antisémitisme, je crois aussi qu'il ne faut jamais laisser passer le racisme. Autour de Finkielkraut, il y avait aussi des Gilets jaunes qui voulaient le défendre et s'opposer à l'attaque. Je suis avec eux.»

Il a également réagi aux propos d'Agnès Buzyn, dénonçant un manque de sincérité de la part du gouvernement : «Agnès Buzyn, au nom du gouvernement contre la France insoumise, montre que pour les macronistes la lutte contre l'antisémitisme n'est pas sincère. Juste un prétexte politicien pour régler des comptes, créer une diversion, profiter du mal.»

Réagissant sur Public Sénat à l'appel de 14 partis politiques qui ont organisé une marche le 19 février à Paris contre l'antisémitisme, Jordan Bardella, tête de liste RN aux européennes a dénoncé une «opération d'enfumage» : «Ce n’est pas un rassemblement contre l’antisémitisme, c’est des partis politiques au pouvoir depuis trente ans qui n’ont strictement rien fait face à la montée de l’islamisme qui ont décidé de faire un petit coup de com'.» Selon un décompte gouvernemental provisoire transmis ce 18 février à l'AFP, au moins 18 membres du gouvernement – dont le Premier ministre – défileront contre l'antisémitisme aux côtés des formations politiques.

Lire aussi : Alain Finkielkraut injurié : l'un des offenseurs aurait évolué dans la mouvance islamiste

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