Main arrachée : un syndicaliste de la police estime que c'est «bien fait pour sa gueule»

Main arrachée : un syndicaliste de la police estime que c'est «bien fait pour sa gueule»© Zakaria ABDELKAFI Source: AFP
Des Gilets jaunes font face aux forces de l'ordre devant l'Assemblée nationale, le 9 février.

Yves Lefèvre, responsable d'un syndicat de police, a eu des mots très durs à l'égard du manifestant qui eu la main arrachée par une grenade, estimant qu'il aurait mis en danger les forces de l'ordre s'il leur avait renvoyée.

Sur le plateau de CNews le 11 février, le secrétaire général du syndicat Unité-SGP Police FO Yves Lefèvre a évoqué le manifestant qui a eu la main arrachée lors de l'acte 13 des Gilets jaunes à Paris. «Il cherche sa perte le type, au bout d'un moment il faut le dire. Si la grenade lui était directement arrivée dans la main, oui on pourrait se poser des questions. Mais là il se penche, il récupère [la grenade]. Je vais être très cru mais c'est bien fait pour sa gueule», a-t-il ainsi lancé.

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Alors qu'un Gilet jaune sur le plateau s'offusque de ses propos, Yves Lefèvre insiste sur le danger que la grenade aurait représenté pour les forces de l'ordre si le manifestant leur avait renvoyée : «Et s'il la récupère, monsieur, et qu'il la renvoie sur les forces de l'ordre ?»

Le 9 février à Paris, jour de l'acte 13 des Gilets jaunes, un manifestant a eu la main arrachée par l'explosion d'une grenade lancée par les forces de l'ordre, lors de violents heurts à proximité de l'Assemblée nationale. Sur les images filmées par l'agence vidéo de RT, Ruptly, on peut voir les forces de l'ordre envoyer de nombreuses grenades lacrymogènes vers les manifestants, que certains ramassent pour les relancer vers les forces de l'ordre. Quand un projectile lancé par la police se trouve à portée de lui, un manifestant se penche vers celui-ci et tend la main, semblant vouloir le ramasser. C'est alors que la grenade explose. 

L'enquête doit déterminer s'il s'agissait d'une grenade de désencerclement ou d'une grenade explosive GLI F4, dont l'utilisation reste très décriée. La France est le seul pays européen à autoriser l'usage de cette dernière dans le cadre d'opérations de maintien de l'ordre, malgré les risques de mutilation. 

Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, plus d'une centaine de blessés graves sont à déplorer, avec, parmi eux, des manifestants éborgnés ou ayant perdu l'usage d'un de leur membre.

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