La perquisition chez Mediapart déclenchée sur «la foi d'un signalement d'un fantôme» ?

La perquisition chez Mediapart déclenchée sur «la foi d'un signalement d'un fantôme» ?
Capture d'écran du site Mediapart.fr, DR.

D'après le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, l'atteinte à la vie privée invoquée par le parquet dans son enquête préliminaire sur les enregistrements révélés par le journal en ligne n'était ni celle d'Alexandre Benalla, ni de Vincent Crase.

Après la tentative de perquisition des locaux de Mediapart le 4 février, le journaliste Fabrice Arfi en a dit un peu plus sur la procédure en cours et sur son origine. «Le parquet de Paris confie en off ce soir à plusieurs journalistes que la vie privée visée dans son enquête préliminaire, dans le cadre de laquelle il a voulu perquisitionner Mediapart ce matin, n’est ni celle de Benalla ni celle de Crase», a-t-il affirmé sur Twitter.

Le parquet a en effet justifié l'ouverture d'une enquête pour «atteinte à l'intimité de la vie privée» et «détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations», autrement dit sur les conditions dans lesquelles cet enregistrement a été réalisé, d'après une source judiciaire citée par l'AFP.

«Cela signifie que nous avons un procureur qui ouvre une enquête pour atteinte à la vie privée, sans plainte, mais sur la foi d'un signalement d'un fantôme dont on ne sait rien et qui n'est ni cité ni entendu dans les bandes révélées la semaine dernière», poursuit Fabrice Arfi. Le journaliste précise en outre que, conformément à la déontologie, Mediapart continuerait à protéger ses sources.

Deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner le 4 février, à 11h10, les locaux de Mediapart dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet, notamment pour atteinte à la vie privée après leurs révélations de la semaine précédente. Réagissant sur France Inter, le patron du média, Edwy Plenel a dénoncé «un scandale ordonné par le nouveau procureur de la République de Paris, dont on connaît les conditions de nomination sur pression du pouvoir exécutif».

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