Affaire Benalla : tentative de perquisition dans les locaux de Mediapart

Affaire Benalla : tentative de perquisition dans les locaux de Mediapart© Martin BUREAU Source: AFP
Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart dans ses locaux en 2012 (image d'illustration).

Selon Mediapart, deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner le matin du 4 février les locaux du média, dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet pour, notamment, atteinte à la vie privée d'Alexandre Benalla.

Ce 4 février, le site d'investigation Mediapart dit avoir refusé que deux procureurs accompagnés de trois policiers ne procèdent à la perquisition de ses locaux. 

«Cette enquête, qui vise les enregistrements révélés par Mediapart, est susceptible d'atteindre le secret des sources de notre journal. C'est pourquoi nous avons refusé cette perquisition», a fait savoir le média.

Le parquet de Paris a en effet ouvert une enquête pour «atteinte à l'intimité de la vie privée» et sur les conditions d'enregistrement d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase fin juillet, après sa diffusion la semaine passée par Mediapart, selon l'AFP.

Révélés par Mediapart le 31 janvier, ces extraits audio prouvaient que les deux hommes avaient menti au Sénat. Le premier s'était notamment vanté du soutien d'Emmanuel Macron en ce sens.

Après de longs mois d'enquête, Mediapart avait obtenu et diffusé les extraits audio de cette conversation datant, selon le site d'investigation, du 26 juillet 2018. A cette époque, les deux hommes venaient d'être mis en examen pour «violences en réunion» commises en marge des manifestations du 1er mai.

La conversation révélée par Mediapart (qui ne précisait pas les conditions dans lesquelles elle s'est déroulée) constituait une violation du contrôle judiciaire des deux hommes.

Une source judiciaire a précisé à l'AFP que l'ouverture de l'enquête préliminaire, qui vise également la «détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations», est intervenue à la suite de la réception par le parquet de Paris d'«éléments», dont la nature n'a pas été précisée. Une source proche de l'enquête a ajouté auprès de l'AFP qu'elle n'avait pas été déclenchée à la suite d'une plainte d'Alexandre Benalla.

Lire aussi : Macron «est comme un fou» : les enregistrements explosifs de Benalla révélés par Mediapart

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»