Placé sous contrôle judiciaire, le Gilet jaune Eric Drouet sera jugé le 5 juin

- Avec AFP

Placé sous contrôle judiciaire, le Gilet jaune Eric Drouet sera jugé le 5 juin © Jacques Demarthon Source: AFP
Eric Drouet en compagnie de François de Rugy, le 27 novembre 2018 au ministère de l'Ecologie à Paris (image d'illustration).

Figure médiatique du mouvement, Eric Drouet a été interpellé lors de l'acte 6 des Gilets jaunes. Placé sous contrôle judiciaire, il n'a toutefois pas l'interdiction de se présenter à Paris, contrairement à ce que le parquet de Paris avait demandé.

Interpellé le 22 décembre à Paris lors de l'acte 6 des Gilets jaunes, l'une des figures médiatiques du mouvement, Eric Drouet, a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de porter une arme, en attente de son jugement prévu le 5 juin 2019, selon des sources concordantes à l'AFP. Le parquet de Paris n'a en revanche pas obtenu qu'il ait l'interdiction de se présenter d'ici-là dans la capitale. 

Eric Drouet sera jugé pour «port d'arme prohibé de catégorie D» et pour «participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations». Selon l'AFP, citant une source proche du dossier, il aurait été «retrouvé porteur d'une sorte de matraque».

Il a été présenté le matin du 23 décembre à un magistrat du parquet de Paris, qui lui a notifié qu'il serait jugé le 5 juin devant le tribunal correctionnel.

De son côté, l'avocat du militant, Khéops Lara, cité par Le Parisien, dénonce un «détournement de procédure» pour un «motif politique». Dans un communiqué, l'avocat accuse : «Il s’agit d’une manœuvre grossière visant à discréditer [Eric Drouet] aux yeux de l'opinion publique pour le faire passer pour un vulgaire casseur qu'il n'a jamais été.»

Communiqué des «Gilets jaunes de la première heure» contre «l'arrestation arbitraire» d'Eric Drouet

De plus, des «Gilets jaunes de la première heure» ont dénoncé dans un communiqué le soir du 23 décembre «l'agression brutale, l'arrestation arbitraire et injustifiée dont a été victime Eric Drouet» et exigent du gouvernement «l'abandon de toutes les charges injustifiées» à son égard. Parmi les signataires se trouvent des figures emblématiques du mouvement comme Maxime Nicolle, alias «Fly Rider», Priscillia Ludosky ou Laëtitia Dewalle.

Agé de 33 ans et originaire de Melun, ce chauffeur routierest l'une des voix qui pèsent dans la contestation qu'il définit lui-même comme populaire et «totalement apolitique» des Gilets jaunes.

Il a été interpellé par les forces de l'ordre avec 64 autres personnes. Présente sur place au moment de son interpellation, Laëtitia Dewalle, avait estimé au micro de RT France qu'il n'avait «rien fait à part être un symbole».

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