Coktails Molotov, jets de bouteilles en verre... Nouvelle matinée d'incidents aux abords des lycées

Coktails Molotov, jets de bouteilles en verre... Nouvelle matinée d'incidents aux abords des lycées© GERARD JULIEN Source: AFP
Des poubelles incendiées le 6 décembre à Marseille, en marge d'une manifestation lycéenne.

Des incidents ont de nouveau éclaté ce 6 décembre devant plusieurs établissements, dans le cadre du mouvement de protestation lycéen. Dans les Yvelines, 146 personnes ont été interpellées devant un lycée de Mantes-la-Jolie.

Des affrontements ont à nouveau éclaté ce 6 décembre devant de nombreux lycées du pays, dans le cadre de mobilisations anti-gouvernementales entamées trois jours plus tôt. Plusieurs dizaines de lycées et collèges de région parisienne étaient bloqués dans la matinée, selon l'AFP.

Dans les Yvelines, 146 personnes ont été interpellées devant un lycée de Mantes-la-Jolie. Selon l'AFP, ces arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents à proximité du lycée Saint-Exupéry, où deux voitures avaient été incendiées la veille et où des heurts avaient éclaté avec la police. 

En Seine-Saint-Denis, 37 lycées et deux collèges étaient bloqués et neufs jeunes soupçonnés de violences ont été interpellés ce 6 décembre, selon une source policière citée par l'AFP. La situation était notamment très tendue à la Courneuve, en fin de matinée : une trentaine de jeunes cagoulés ont jeté des cocktails Molotov et des bouteilles en verre et incendié une voiture devant le lycée Denis-Papin, selon la police.

Dans les Hauts-de-Seine, le lycée Isaac Newton, à Clichy-la-Garenne, a été le théâtre d'affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ce matin, comme en témoignent des images filmées par un journaliste indépendant.

De même, à Lyon, deux départs de feux ont été constatés devant le lycée Colbert par un témoin cité par France 3.

A Toulouse, la préfecture de la Haute-Garonne a fait savoir que la mobilisation des lycéens se poursuivait ce 6 décembre, avec des blocages d'établissements et une manifestation ponctuée de violences, au cours de laquelle un policier a été légèrement blessé.

Une journaliste de la Dépêche du midi a diffusé des images des feux déclenchés aux abords du lycée Raymond Naves.

Des jeunes ont également démonté le portail du lycée toulousain.

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avait mis en garde le 5 décembre au soir contre les incitations à manifester à destination des lycéens, affirmant qu'elles étaient «une incitation à courir un danger grave».

Le 5 décembre, un lycéen de Saint-Jean-de-Braye (Loiret) a été hospitalisé après avoir été touché au front, selon le procureur, par des tirs policiers de balles de défense en marge des manifestations.

Les mots d'ordre des syndicats lycéens (UNL, SGL, Fidl...) ciblent notamment les réformes du bac et du lycée, la plateforme d'accès aux études supérieures Parcoursup et la création du service national universel (SNU), qu'ils contestent. Jusqu'à présent, les appels à mobiliser n'avaient rencontré que peu d'échos, mais le mouvement a pris de l'ampleur cette semaine, dopé par la mobilisation des Gilets jaunes.

Lire aussi : Heurts avec les CRS, lycée incendié : la contestation lycéenne prend de l'ampleur (IMAGES)

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