Macron : «Les Etats-Unis sont notre allié historique, mais être allié, ce n'est pas être vassal»

Macron : «Les Etats-Unis sont notre allié historique, mais être allié, ce n'est pas être vassal»© CHRISTOPHE PETIT-TESSON Source: AFP
Emmanuel Macron et Donald Trump, le 10 novembre.

Interrogé sur l'idée d'une armée européenne, fortement critiquée par le président américain Donald Trump, le chef de l'Etat français a invoqué le «respect» entre alliés et affirmé que la France n'était pas le «vassal» des Etats-Unis.

Au cours d'un entretien à TF1, ce 14 novembre, depuis le porte-avion Charles de Gaulle, Emmanuel Macron est revenu sur la salve de tweets polémiques que Donald Trump a publiés, la veille, mais surtout sur son projet d'armée européenne, jugé «très insultant» par le président américain. Rappelant dans un premier temps la place de la France comme alliée des Etats-Unis, depuis leur indépendance jusqu'aux attentats du 11 septembre, le président de la République s'est voulu à son tour, un peu plus acerbe. 

«Les Etats-Unis d'Amérique, c'est notre allié historique et il continuera de l'être. C'est l'allié avec lequel on prend tous les risques, avec lequel on mène les opérations les plus compliquées», a-t-il d'abord déclaré, poursuivant : «Mais être allié, ce n'est pas être le vassal. Et donc pour ne pas être le vassal, on ne doit pas dépendre d'eux.» Le chef de l'Etat a ainsi justifié vouloir «dépenser davantage [...] en tant que Français et en tant qu'Européens» pour être en mesure de protéger «[nos] partenaires européens». 

Alors que le journaliste Gilles Bouleau l'interrogeait sur les tweets moqueurs de Donald Trump, au début de son interview, le président de la République française a également tenu à rappeler : «Entre alliés, on se doit le respect.»

Hausse du prix des carburants, gilets jaunes, cote de popularité : au cours de la même interview, le président a abordé de nombreux sujets. Il a notamment déploré que la confiance entre les Français et le personnel politique soit altérée, avouant : «Il y a de l'impatience et il y a de la colère. Cette colère, je la partage, il y a une chose que je n'ai pas vraiment réussie à faire, je n'ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants. Ce divorce, on le voit dans toutes les démocraties occidentales. Il m'inquiète.»

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