#MacronMonarc : les internautes répondent à l'appel de «manif en ligne» de La France insoumise

#MacronMonarc : les internautes répondent à l'appel de «manif en ligne» de La France insoumise© CHARLES PLATIAU Source: AFP
Emmanuel Macron dans la galerie des Bustes, avant de s'adresser aux parlementaires à Versailles

Le hashtag #MacronMonarc s'est hissé dans les tendances Twitter ce 9 juillet en début d'après-midi. En cause : une «manif en ligne» organisée par les Insoumis, contre la politique du président et l'organisation du Congrès de Versailles.

Ce 9 juillet, les Insoumis s'étaient fixés pour objectif de perturber le Congrès de Versailles organisé par le président de la République, non seulement en boycottant l'événement, mais aussi en organisant une «manif en ligne». Trois jours plus tôt, La France insoumise (LFI) publiait sur son site un rendez-vous virtuel, «lundi 9 juillet à 14h», soit une heure avant la prise de parole du président devant les parlementaires. Le mouvement politique porté par Jean-Luc Mélenchon, a ainsi appelé ses partisans à occuper les réseaux sociaux en envoyant des messages critiques vis-à-vis du président, intégrant le hashtag #MacronMonarc. 

Pour participer aisément à l'opération, les internautes sont incités à reprendre des tweets d'ores et déjà rédigés par LFI. Pas moins de 28 propositions sont ainsi présentées sur le site du parti, visant à perturber virtuellement le second Congrès de Versailles d'Emmanuel Macron. Dénonciation d'une «monarchie présidentielle absolue», référence à «l'Assemblée nationale constituante du 9 juillet 1789» ou encore aux propositions issues de «l'avenir en commun» (programme de La France insoumise) : le choix des revendications est large et le travail mâché, pour ceux qui souhaiteraient manifester en ligne. 

#MacronMonarc : les internautes répondent à l'appel de «manif en ligne» de La France insoumise© @FranceInsoumise
Capture d'écran du site internet de la France insoumise

Certains internautes ont utilisé le hashtag lancé par LFI, sans pour autant reprendre les tweets proposés sur le site.

A l'image du journal Fakir, fondé par le désormais député LFI François Ruffin, ironisant en image sur l'arrivée de François de Rugy, président de l'Assemblée, au Congrès qu'il devait présider.

Sur le même ton parodique, un internaute a mis en parallèle la politique d'Emmanuel Macron, qu'il juge bien peu sociale, à l'œuvre de sœur Emmanuelle auprès des pauvres : «Les Emmanuel(le) se suivent mais ne se ressemblent pas.»

Un autre commentateur de l'événement, sur Twitter, a souhaité rebondir sur la récente polémique liée à la vidéo montrant Emmanuel Macron recadrer sèchement un jeune qui l'avait interpellé par son prénom. L'internaute se propose ici d'imaginer les propos d'un Emmanuel Macron qui n'aurait toujours pas digéré cet épisode : «Je porterai un amendement afin que tout individu m'appelant "Manu" reçoive 900 coups de fouets.»

Les Insoumis et des élus Les Républicains boycottent le Congrès

Dans un tweet publié le 5 juillet, Jean-Luc Mélenchon, exprimait clairement son refus de participer au Congrès de Versailles.

«Le monarque Emmanuel Macron recevra de nouveau les représentants du peuple à Versailles. Ils auront le droit d'écouter sa majesté et de lui répondre une fois qu'il sera parti. Ce nouveau monde a tout de l'ancien régime et rien de la République. Ce sera sans nous», avait aussi expliqué Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis.

Certains parlementaires de droite ont également annoncé boycotter le Congrès de Versailles, ou bien seulement le déjeuner avec le président de la République précédant sa prise de parole.

Lire aussi : Manifestation, boycotts : à gauche comme à droite, le 2e Congrès de Versailles de Macron passe mal

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