«Pas de chicha, chiche ?» : la ville de Béziers bannit le narguilé de l'espace public pour l'été

«Pas de chicha, chiche ?» : la ville de Béziers bannit le narguilé de l'espace public pour l'été© Patrick Hertzog Source: AFP
Dans un bar à chicha du quartier de Belleville à Paris, le 5 décembre 2007. (image d'illustration)

Nouvel arrêté choc de Robert Ménard, maire de Béziers. L'édile méridionnal a interdit de fumer la chicha dans l'espace public jusqu'à fin septembre. L'un des objectifs affichés est de favoriser le «vivre ensemble» en évitant les attroupements.

Il n'y aura pas de chichas dans les rues à Béziers cet été. Son maire, Robert Ménard, a en effet pris un arrêté municipal interdisant la pratique dans la commune jusqu'à la rentrée, «pour le bien-être et la santé de ses habitants». Sur ses réseaux sociaux, l'élu bitterois a communiqué sur son initiative.

«Pas de chicha, chiche ? Pour le bien-être et la santé de ses habitants, la Ville de Béziers interdit désormais de fumer la "chicha" (ou narguilé) dans l'espace public en période estivale. Pour un véritable vivre ensemble», peut-on y lire. La commune précise que l'interdiction ne vaut que jusqu'au 30 septembre. 

Pour l'heure, seule une interdiction dans l'espace public a été décrétée. Les amateurs de pipe orientale pourront donc continuer à s'adonner à leur passe-temps à l'intérieur des établissements où il est autorisé.

«Si on en croit les offices qui luttent contre le tabagisme, la chicha n'est pas vraiment une bonne chose pour la santé», peut-on lire dans un entretien accordé par Robert Ménard au quotidien régional Midi Libre. «On a décidé de l’interdire à l’extérieur […], près des écoles, des équipements sportifs et culturels. C’est néfaste pour la santé, il n’y a pas de raison que ce soit près de ces établissements», ajoute-t-il.

Cela produit des attroupements qui sont neuf fois sur dix problématiques

Concernant la préservation du «vivre ensemble», l'ancien journaliste qui a grandi dans le quartier populaire de la Devèze à Béziers, assure que la pratique de la chicha dans la rue est «générateur de rassemblements dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne favorisent pas le vivre-ensemble». «Cela produit des attroupements qui sont neuf fois sur dix problématiques. On en a assez et ça renvoie une image de la ville dont on n'a pas envie !», poursuit encore le Biterrois. Le Journal de Béziers, citant les chiffres du Laboratoire national de métrologie et d'essais, avance enfin que la fumée d'une chicha délivrerait autant de monoxyde de carbone que 15 à 52 cigarettes et autant de goudron que 27 à 102 cigarettes.

Robert Ménard n'en est pas à sa première proposition iconoclaste. Il a par exemple déjà défrayé la chronique en proposant d'instaurer une «milice» armée composée de citoyens volontaires et bénévoles afin de patrouiller dans les rues ou encore un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans sur sa commune – deux décisions annulées par la justice.

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