Erreurs de débutants ? Les cinq plus beaux couacs des nouveaux élus LREM en 2017

Erreurs de débutants ? Les cinq plus beaux couacs des nouveaux élus LREM en 2017© Charles Platiau Source: Reuters
Des élus La République en marche (LREM), image d'illustration
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Ils ont remporté les législatives en juin, portés par la victoire d'Emmanuel Macron : une foule de candidats de La République en marche ont intégré pour la première fois les rangs de l'Assemblée... Sans toujours éviter l'écueil du couac politique.

Il n'est sans doute pas aisé de faire ses premiers pas à l'Assemblée nationale. Votes malencontreux ou lamentations pouvant être jugées indécentes par les Français : voici un petit florilège des moments embarrassants du très jeune parti de La République en marche (LREM), actuellement au pouvoir et qui détient la majorité à l'Assemblée nationale.

Quand LREM rejette un article qu'elle soutenait

Au moment du vote sur la loi de moralisation de la vie publique, les députés de la majorité n'ont pas été assez nombreux à approuver un article qui portait sur le financement de la vie politique. Cet article, qui avait pourtant été approuvé par les députés en commission des lois de l'Assemblée, a donc été rejeté. 

La raison ? Avant le passage au vote, le dernier à s'exprimer à l'Assemblée était Eric Coquerel de La France insoumise (LFI), parti d'opposition. Une fois n'est pas coutume, l'insoumis soutenait l'orientation gouvernementale portée par cet article du projet de loi, qui prévoyait notamment d'élargir la transparence fiscale requise pour les membres du gouvernement.

Après l'intervention d'Eric Coquerel, l'Assemblée passe au vote du texte. Par habitude et certainement automatisme, nombre de parlementaires LREM ne se sont donc pas prononcés en faveur de l'article 7 ter... Pour la petite histoire, le texte sera finalement réintroduit dans le texte de loi et adopté. Cette bévue avait encouragé certains opposants à considérer les élus macronistes comme des amateurs.

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Les sorties embarrassantes de la députée Claire O'Petit

Régulièrement invitée sur le plateau des Grandes gueules sur RMC, l'élue de l'Eure est l'auteur de certaines des répliques qui ont fait polémique. Le 25 juillet, par exemple, Claire O'Petit réagissait à la baisse de cinq euros mensuels des Aides personnalisées au logement (APL) pour les étudiants. Ainsi, face à l'opposition qui dénonce un appauvrissement des étudiants, elle déclare que «si à 18, 19, 20 ans, 24 ans, vous commencez à pleurer parce qu’on vous enlève cinq euros, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ?» Une déclaration qui n'avait pas manqué de soulever de vives critiques, en particulier à gauche.

Claire O'Petit est coutumière du genre puisqu'elle avait déjà tenu des propos pour le moins peu politiquement corrects, avant d'être députée LREM. Par exemple, au sujet des Roms, elle avait affirmé en 2011 dans la même émission : «Ils urinent n’importe où devant nous, ils se bagarrent, ils se lavent dans le canal, c’est immonde.» En 2012, toujours au micro de RMC, Claire O'Petit réagissait aux propos du chroniqueur Franck Tanguy, qui ironisait sur la peur propagée par les médias au sujet des musulmans en disant : «Très franchement, quand je vois un barbu en djellaba qui traverse au feu rouge, j'ai envie d'accélérer, je vous le dis.» La chroniqueuse avait alors répondu : «Moi ça me l'a toujours fait, c'est pas nouveau.»

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Ces marcheurs qui menacent de divorcer si le travail parlementaire ne baisse pas

Beaucoup de nouveaux élus de LREM ont été surpris par le décalage entre leur vie professionnelle d'avant et la charge de travail nécessitée par leur nouvelle carrière politique, qui laisserait peu de place à leur vie familiale.

«Je demande des sacrifices à mon entourage. Les vacances familiales de la Toussaint, c’était sans moi. Et à Noël, j'ai encore la tête dans le budget», avait maugréé Olivier Véran, député LREM de l’Isère.

Même constat pour le député du Rhône Bruno Bonnell : «A Noël, il va y avoir beaucoup d’ultimatums familiaux, genre "si tu y retournes, je te quitte". On va avoir des surprises en janvier. Il y a un conflit entre la vie familiale et la politique telle qu’elle est conçue aujourd’hui».

Des remarques qui ne passent pas dans les plus hautes sphères du pouvoir. Ainsi, le 26 décembre, le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, estimait dans les colonnes de l'Opinion que cette propension à se plaindre était «inacceptable», le rythme parlementaire actuel demeurant à ses yeux le même que par le passé. 

Adieu la Porsche

Certains élus LREM ne cachent pas leur frustration de voir leur niveau de vie, ou la liberté d'afficher sans complexe leur aisance, affectée par leur statut d'élu de la nation – des plaintes pouvant sembler indécentes pour nombre de Français.

Ainsi, Véronique Hammerer, dans les colonnes du journal Sud-Ouest du 22 décembre, avait déploré que son mari ne puisse pas s'acheter une Porsche Cayenne [une voiture de luxe].

«Avec mon mari on aime les belles bagnoles. Il voulait justement remplacer son Santa Fe de 12 ans d’âge par une Porsche Cayenne, je lui ai dit de ne pas le faire, sinon j’entends déjà les réflexions, il y a aura toujours des gens malveillants. C’est terrible en même temps !», avait-elle déclaré. Sauf que pour éviter toute critique, le mieux reste parfois le silence...

Contraint de manger des pâtes avec 5 000 euros par mois

Dans le même registre, une autre députée LREM, qui n'a pas voulu dévoiler son identité, a regretté son ancien salaire de 8 000 euros par mois.

Pour cette ex-chef d'entreprise, sa nouvelle indemnité parlementaire de 5 599,80 euros brut [pour l'indemnité de base] a des conséquences importantes sur son quotidien. «Je vais moins souvent au restaurant, je mange pas mal de pâtes, j'ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager», avait regretté l'élue dans L'Opinion, le 13 décembre. Un propos plutôt éloigné de la réalité française, le salaire médian en France étant estimé à 1 797 euros net.

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