Procès Merah : Abdelkader, frère du terroriste, condamné à 20 ans de réclusion criminelle

- Avec AFP

Procès Merah : Abdelkader, frère du terroriste, condamné à 20 ans de réclusion criminelle
Patrick Klugman s'exprime au terme du procès d'Abdelkader Merah, le 2 novembre 2017, photo ©STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

L'avocate générale avait requis la réclusion à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans contre Abdelkader Merah, accusé de complicité pour avoir facilité les crimes de son frère, le terroriste Mohammed Merah.

La cour d'assises de Paris a condamné ce 2 novembre Abdelkader Merah à 20 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, mais pas pour complicité des assassinats commis par son frère, Mohamed, en 2012 à Toulouse et Montauban. Les cinq magistrats de la cour d'assises spéciale ont assorti sa peine d'une période de sûreté des deux tiers.

Les juges ont condamné l'autre accusé, Fettah Malki, à 14 ans de réclusion criminelle assortie d'une peine de sûreté des deux tiers, lui aussi pour association de malfaiteurs.

«C'est un jugement qui devrait satisfaire, d'une certaine manière, les parties civiles», a salué Ariel Goldmann, avocat des parties civiles.

«Un jugement de Salomon», c'est-à-dire sage et équilibré s'est également félicité l'avocat Patrick Klugman qui défend les intérêts de Samuel Sandler, père de Jonathan et grand-père de Arie et Gabriel, assassinés par Mohammed Merah devant l'école juive Ozar Hatora, à Toulouse, en pleine campagne présidentielle de 2012.

L'avocat d'Abdelkader Merah, Eric Dupond-Moretti, s'est félicité que les juges aient résisté à la «pression de l'opinion publique» après la décision de la cour de ne pas reconnaître son client comme complice des assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère djihadiste.

La cour d'assises a rappelé que même dans les affaires de terrorisme les plus graves, la preuve et la règle de droit n'étaient pas reléguées au rang d'accessoires

«En acquittant Abdelkader Merah du crime de complicité d'assassinats, la cour d'assises a rappelé que même dans les affaires de terrorisme les plus graves, la preuve et la règle de droit n'étaient pas reléguées au rang d'accessoires», a-t-il déclaré à sa sortie de l'audience... sous les huées.

Lire aussi : Une famille de djihadistes français demande à être rapatriée de Syrie et jugée en France

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.