Conditions de travail à Lidl : début de mouvement de grève dans un entrepôt de l'entreprise

- Avec AFP

Conditions de travail à Lidl : début de mouvement de grève dans un entrepôt de l'entreprise© Daniel Leal-Olivas Source: AFP
Photo d'illustration

Des salariés d'un entrepôt de Lidl situé au Rousset, distributeur épinglé dans un reportage de Cash Investigation, sont en grève le 27 septembre pour dénoncer leurs conditions de travail et le licenciement d'un de leurs collègues.

Un mouvement de grève touchant l'entrepôt Lidl du Rousset (Bouches-du-Rhône) a débuté le 26 septembre, a fait savoir à l'AFP Christophe Polichetti, délégué syndical et secrétaire général de la CGT Lidl Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Aucun camion ne sort de l'entrepôt, qui emploie environ 150 salariés, depuis le 27 septembre au matin, et les magasins de la région pourraient rapidement connaître des problèmes d'approvisionnement en produits frais et en fruits et légumes, selon Christophe Polichetti. Environ 50 salariés sont en grève d'après lui.

Contactée par l'AFP, la direction de Lidl n'a pas réagi dans l'immédiat.

Les salariés réclament «un changement des pratiques de management»

Au Rousset, les salariés réclament «un changement des pratiques de management», l'arrêt «des menaces et des grossièretés» de la part de l'encadrement, et des avancées sur la façon dont sont décidés les plannings, d'après le syndicaliste.

Il explique avoir été «soulagé» de voir les conditions de travail dans l'entreprise rendues publiques par le reportage diffusé sur France 2. «J'aimerais [lui] envoyer des fleurs», a-t-il déclaré à propos de la journaliste Sophie Le Gall, auteur du documentaire intitulé «Travail, ton univers impitoyable».

Dans cette enquête, l'entrepôt du Rousset bénéficie d'une place prépondérante, à cause du suicide d'un employé en mai 2015 après avoir subi un harcèlement moral.

Les syndicats du Rousset (CGT, CFDT, Unsa et Sud) réclament par ailleurs la réintégration d'un collègue, licencié, selon eux pour faute grave, après avoir quitté son poste 17 minutes avant l'heure. «Il avait prévenu ses supérieurs et on lui reproche d'avoir prêté son badge à un intérimaire, qui sans cela, ne pouvait pas aller travailler», a relaté Christophe Polichetti.

«C'est une sanction complètement disproportionnée», ajoute le représentant du syndicat Unsa, Frédéric Blanc, qui dénonce les «abus de pouvoir» ayant cours dans l'entreprise. «J'invite la ministre du Travail à venir nous voir, pour lui expliquer la réalité de comment ça fonctionne», ajoute-t-il.

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