«J'ai de la chance d'avoir une famille» : Manuel Valls revient (encore) sur son année difficile

«J'ai de la chance d'avoir une famille» : Manuel Valls revient (encore) sur son année difficile
Capture d'écran France Inter, DR

L'ex-Premier ministre veut croire à une deuxième vie en politique. Au micro de France Inter, le Premier ministre de la loi travail et du 49.3 a reconnu une nouvelle fois une situation personnelle de survie politique.

«J'ai la chance d'avoir une famille». Non, Manuel Valls n'a pas été victime d'un accident grave ou d'une longue maladie. Invité sur l'antenne de France Inter ce 29 août 2017, Manuel Valls a de nouveau évoqué son vécu intime de la séquence électorale de 2016-2017.

Premier ministre en décembre 2016, éliminé de la primaire du Parti socialiste en janvier 2016, refoulé aux portes de la République en marche pour les élections législatives et réélu de justesse député de l'Essonne en juin dernier, dans des circonstances moins que sereines, avec quelques dizaines de voix d'avance... le parcours de Manuel Valls a en effet été chaotique.

Haut les cœurs ! Manuel Valls s'est toutefois posé en battant. «C'est mon caractère... d'y aller, de me battre», a estimé le rescapé, parlant de lui. «Il faudra du temps, du recul, de la modestie», a-t-il encore ajouté, arborant une barbe de trois jours soigneusement négligée, peut-être le reflet externe de cette période de jachère personnelle. Le nouveau look n'a d'ailleurs pas échappé à de nombreux internautes.

Mais pour ne pas parler que de son destin personnel, Manuel Valls a rappelé qu'il était aussi là pour servir son pays. «J'aime trop la France [...] la voix que je porte sera utile», a déclaré le député apparenté La République en marche.

Et d'ajouter, loyal envers Emmanuel Macron plus qu'il ne fut envers Benoît Hamon : «Mon devoir, c'est d'aider le président de la République».  Après son passage à Matignon, Manuel Valls continue son opération de séduction. Le 26 août 2017, le magazine M du Monde lui ouvrait ses colonnes, avec une interview-confession. «Je n'étais pas candidat pour être candidat, mais pour survivre», avait-il alors avoué, revenant sur la primaire de la gauche de janvier 2017. Sur France Inter, ce 29 août, le même explique qu'il n'a jamais cru aux chances des socialistes de l'emporter à la présidentielle. Et pourtant, si l'on suit bien Manuel Valls, ce n'était donc pas personnel, c'était pour la France. Ou peut-être pour les deux...

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