Christophe Castaner assume-t-il vraiment ses propos sur la lutte antiterroriste ?

Christophe Castaner assume-t-il vraiment ses propos sur la lutte antiterroriste ?© Charles Platiau Source: Reuters
Christophe Castaner

Après avoir défendu dans un tweet le projet de loi antiterroriste, qui inscrit dans le droit commun des éléments de l'état d'urgence et est jugé liberticide par une partie de l'opinion, le p orte-parole du gouvernement a supprimé son tweet.

Alors qu'il était invité sur le plateau de BFMTV le 27 août, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a fermement défendu la politique mise en œuvre par Emmanuel Macron et notamment le projet de loi antiterroriste, jugé liberticide par une partie de l'opinion. Ainsi, l'ex-socialiste a déclaré : «Rien ne menace ma liberté si ça permet de lutter efficacement contre le terrorisme.» Et de poster cette tirade sur Twitter, sans omettre de remplacer le «ma» par un «la» plus général. 

Aussitôt, le secrétaire national du PS chargé des relations avec le Parlement a suggeré sur Twitter qu'à travers cette phrase, Christophe Castaner considérait tout moyen de lutte contre le terrorisme comme légitime, même s'il constituait une atteinte à la liberté des citoyens. «Même la torture ?», a-t-il écrit sur son compte Twitter en taclant le porte-parole du gouvernement.

Visiblement, Christophe Castaner a été gêné par la tournure qu'a pris sa déclaration, puisqu'au matin du 28 août, son tweet avait disparu de son compte. Ce que n'ont pas manqué de remarquer les internautes. Christophe Castaner n'assumerait-il pas ses propos ?

Le texte de loi antiterroriste, qui doit être débattu en deuxième lecture à l'Assemblée nationale en octobre prochain, a pour but d'inscrire dans le droit commun certains éléments constitutifs de l'état d'urgence censé prendre fin en novembre.

Juste avant que le Sénat ne vote ce projet de loi  le 19 juillet dernier, plusieurs organisations avaient défilé dans les rues de Paris pour dénoncer son caractère liberticide.

Plusieurs syndicats étaient présents, dont l'Union syndicale solidaire et le syndicat Sud-PTT, venu «défendre les libertés», aux cris de «Etat d'urgence, Etat policier ! Nous ne lâcherons rien de nos libertés».

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