L'assaillant présumé de Levallois, hospitalisé à Lille, toujours pas entendu par les enquêteurs

- Avec AFP

L'assaillant présumé de Levallois, hospitalisé à Lille, toujours pas entendu par les enquêteurs Source: Reuters
L'interpellation du suspect a eu lieu sur l'autoroute A16

Le suspect de l'attaque contre des militaires à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), blessé par balle lors de son arrestation, était toujours hospitalisé le 10 août au CHU de Lille et n'était «pas audible» par les policiers.

Hamou B., l'Algérien de 36 ans blessé de cinq balles lors de son interpellation par les Brigades de recherche et d'intervention (BRI) de Lille et de Rouen sur l'A16 dans le Pas-de-Calais, quelques heures après avoir blessé six soldats de l'opération Sentinelle à Levallois-Perret, est toujours hospitalisé au CHU de Lille.

«Il n'est pas encore audible», a déclaré la source policière, précisant que l'homme, qui n'est pas fiché S, compte comme seul délit une infraction à la législation sur les étrangers. Il est actuellement en situation régulière.

Son état de santé ne permettant pas qu'il soit entendu par les policiers, sa garde à vue avait été rapidement levée le 9 août. Elle reprendra si les médecins jugent son état compatible avec cette mesure.

Les enquêteurs ont découvert l'identité de l'agresseur présumé lors de son interpellation «musclée», après plusieurs heures de fuite au volant de sa BMW de location, repérée «grâce à des renseignements humains et des vidéos», selon la source policière. 

La police s'attache désormais à «exploiter les éléments» découverts lors des perquisitions effectuées le 9 août à son domicile de Bezons (Val d'Oise) et dans «d'autres points».

Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête, ouverte notamment pour «tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste».

Cette sixième attaque contre des soldats de Sentinelle a relancé le débat sur l'opération, qui mobilise 7 000 soldats en permanence en France depuis les attentats djihadistes de 2015. Le 14 juillet, Emmanuel Macron a annoncé que le dispositif allait être revu «en profondeur».

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