La police redoute des violences le 23 avril, surtout en cas de second tour Mélenchon-Le Pen

La police redoute des violences le 23 avril, surtout en cas de second tour Mélenchon-Le Pen© Sylvain Thomas Source: AFP
Une manifestation le 19 avril à Marseille, contre la venue de la candidate du Front national, Marine Le Pen

Dans une note confidentielle, le renseignement fait état des risques pour la sécurité qui pèsent sur le premier tour de l’élection. Si la menace djihadiste est en tête de liste, des manifestations de groupes violents sont également à redouter.

«Toutes les Directions départementales de la sécurité publique (DDSP), sans exception, ont fait part de leurs craintes de troubles à l'ordre public en cas de présence de partis politiques dits extrémistes au second tour de la présidentielle. Dans ce cas, des manifestations sont à envisager avec une quasi-certitude. Des mouvements d'extrême gauche, plus ou moins implantés, chercheront sans nul doute à organiser des manifestations dont certaines pourraient entraîner des troubles sérieux», peut-on lire dans une note des services de renseignement et de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP), révélée le 22 avril par le journal Le Parisien.

Avertissement ou simple précaution ?

Selon plusieurs sondages réalisés ces derniers mois, Marine Le Pen, qui fait la course en tête avec Emmanuel Macron, a de grandes chances de se qualifier au second tour. La probabilité de voir des «mouvements d'extrême gauche» se manifester en réaction à ce scénario, comme le redoutent les forces de l'ordre, est donc réelle.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, au coude à coude avec François Fillon derrière le duo de tête, il n'est pas exclu qu'il crée la surprise, ce qui semble également inquiéter les forces de l'ordre.

La menace djihadiste, toujours présente

Un important dispositif policier est également prévu aux alentours des bureaux de vote, en raison de la «menace djihadiste» redoutée par les services de renseignement.

Le premier tour de l’élection présidentielle a lieu le 23 avril dans un climat particulièrement tendu, deux jours après la fusillade survenue sur les Champs-Elysées, revendiquée par Daesh et dans laquelle un policier est décédé.

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