Il n'y aurait «pas eu de fraude» à la primaire de la gauche, mais des attaques de hackers étrangers 

Il n'y aurait «pas eu de fraude» à la primaire de la gauche, mais des attaques de hackers étrangers © Gonzalo Fuentes Source: Reuters
Manuel Valls lors du premier tour de la primaire

Interrogé sur iTELE à propos de la fiabilité des résultats de la primaire de la gauche, le président de la Haute autorité a assuré qu'il n'y avait «pas eu de fraude», mais a signalé des attaques informatiques sur le site, néanmoins sans conséquence.

Selon Thomas Clay, président de la Haute autorité de la primaire de la gauche,  en dépit des polémiques sur la fiabilité des résultats du premier tour, «il n'y a pas eu fraude» lors du comptage des voix. Il a aussi estimé qu'il était «insultant» pour les bénévoles de penser cela. 

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Il a néanmoins affirmé que le site de la primaire avait subi des attaques informatiques venant de l'étranger, gardant le mystère sur l'origine des hackers... 

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«On n’a eu aucun problème majeur. On aurait pu avoir de la fraude, on aurait pu avoir des attaques informatiques, on en a eu d’ailleurs. Et elles ont toutes été arrêtées par les pare-feu qui ont été extrêmement efficaces. [...] D’où ? Je vous le dirai à partir du 30 janvier. Ce n’est pas la peine d’en susciter d’autres le 29 janvier. Elles ne sont pas venues, en tout cas, de la France. […] Mais on vous en dira plus la semaine prochaine», a-t-il déclaré. 

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Certains internautes se sont empressés d'y voir une référence à la Russie, accusée de s'être ingérée dans la primaire démocrate américaine en piratant les mails du parti, ce que Moscou a démenti.

Des soupçons de fraude s'étaient abattus sur le Parti socialiste après que des observateurs ont identifié des manipulations des chiffres des voix attribuées aux candidats de façon arbitraire dans la nuit du 22 au 23 janvier. La Haute autorité avait reconnu avoir, «sous la pression des médias», appliqué un coefficient multiplicateur proportionnel au nouveau nombre de voix comptabilisé pour faire le calcul pour chaque candidat. Thomas Clay avait aussi invoqué des «bugs informatiques». 

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